Des pluies diluviennes se sont abattues sur la
wilaya de Tizi-Ouzou au cours de la journée d'hier dimanche et de la nuit
précédente. Le chef-lieu de wilaya a connu ces dernières 24h, des
précipitations rarement enregistrées au cours de cette saison des pluies qui
a débuté en septembre, 30 mm ont été relevés à 8h du matin par l'ANRH de
Tizi-Ouzou qui devait faire un autre relevé vers 16h pour compléter
l'estimation de la pluviosité.
Ces très fortes précipitations, hautement
appréciées par les hydrauliciens et les agriculteurs, ont transformé les
rues du chef-lieu de wilaya ainsi que certaines routes nationales et chemins
de wilaya en rivières et les places publiques et tout autre terrain plat en
piscines mais heureusement sans dégâts. La Protection civile a tout de même
eu à intervenir pour colmater les brèches d'infiltration ou évacuer
l'accumulation des eaux de pluie dans plusieurs quartiers de la ville de
Tizi-Ouzou et des localités environnantes, notamment dans le quartier
résidentiel sur la route du lycée polyvalent non loin de l'académie, au
lotissement Hamoutène, à la cité Genisider, à la cité des 2000-Logements de
la Nouvelle Ville, au carrefour du 20-Avril, sur la RN 12 au niveau de
Boukhalfa, sur la route menant vers Tirmitine pour dégager un automobiliste,
à Draâ-Ben-Khedda, Boukhalfa... Au moment où nous écrivons cet article, une
vieille dame du quartier résidentiel, non loin de l'académie, lançait encore
un SOS, deux heures après l'intervention des agents de la Protection civile
effectuée à 14h. B. T.
Inondations et dégâts à Tigzirt
D'importantes inondations se sont produites, hier, à
Tigzirt. Ces dernières sont la résultante de fortes pluies qui se sont
abattues sur la région et sans interruption, depuis la fin de la nuit
précédente. Ces pluies, associées à la nature des sols, ont provoqué des
inondations ainsi que des coulées de boue dans la cité balnéaire où des
dégâts importants ont été enregistrés. Si pour le moment, aucune estimation
n'a été faite, on constate de visu l'ampleur des dégâts de ces pluies
diluviennes. En plus des habitations qui ont connu de nombreuses
infiltrations, la station à béton de Méditram, la société réalisatrice du
port de Tigzirt, a subi des dégâts considérables. En revanche la station
d'épuration des eaux usées, un ouvrage construit, il faut le préciser, sur
un lit de rivière, est complètement sous les eaux. Par ailleurs, les
services de l'APC de Tigzirt sont, depuis les premières heures de la matinée
d'hier, sur le pied de guerre. "Nous sommes, pour le moment, en train de
dévier ces eaux", nous disait M. Bourti, le premier adjoint au maire que
nous avons contacté par téléphone. Au rythme des pluies torrentielles qui,
au moment où nous mettons sous presse, ne cessent de s'abattre sur Tigzirt
et sa région, la population craint le pire. Un certain 10 novembre 2001 est
toujours vivace dans les mémoires de ces citoyens qui, à l'instar de la
population de Bab El-Oued, a vécu un cauchemar.
K. Bougdal Tigzirt