
Actualités : La justice tranchera aujourd’hui La grève des vétérinaires suivie à plus de 95%
Le mot d’ordre de grève a été suivi à plus de 95,91% par les vétérinaires affiliés au Syndicat national des vétérinaires de l’administration publique (SNVAP). En grève depuis samedi dernier, le chargé de l’organique au sein de ce syndicat, le Dr Djamel Sayad, nous a indiqué qu’au premier jour du débrayage, le taux de suivi était de 95,91%. “Pour la seconde journée, le taux de suivi est nettement supérieur”, a-t-il indiqué. “Nous n’avons recensé aucun incident depuis le début du débrayage”, a affirmé le Dr Sayad qui notera que le service minimum a été mis en place conformément à la législation. Il s’agira de prendre en charge “tout ce qui peut être un danger réel et immédiat pour la santé publique”. A ce titre, s’il y a suspicion d’un cas de grippe aviaire, les vétérinaires se déplaceront aux lieux concernés. Interrogé sur le contrôle de la viande rouge, soumise à plus de consommation notamment en cette période de psychose entourant la viande de poulet, le Dr Sayad a affirmé qu’il n’y a pas de contrôle. “Il faut savoir que les abattages sont considérés comme clandestins du fait que les vétérinaire débrayent”, a-t-il expliqué. Il ajoutera que le service minimum prend en charge les bêtes blessées. “Il ne faut pas oublier que nous sommes humains !” s’est-il exclamé. Ce syndicat devra se présenter aujourd’hui au tribunal Abane-Ramdane pour entendre le verdict relatif à leur mouvement de protestation suite au dépôt de plainte du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Ce dernier a entamé une action en justice contre l’organisation syndicale le 30 janvier dernier en référé pour, entre autres, la “volonté de paralyser l’économie nationale et leur implication dans la santé publique”. Après deux reports, le syndicat se dit “confiant et serein dans la justice du pays”. Pour rappel, la grève a été enclenchée par ce corps pour faire aboutir ses revendications. Parmi elles, il y a lieu de citer “la révision à la hausse de l’indemnité spécifique globale, l’indemnité de contagion et de pénibilité ainsi que l’indemnité de documentation”. Ce corps s’estime lésé en considérant que le salaire d’un vétérinaire ne dépasse pas les 15 000 DA. De surcroît, les vétérinaires remettent en cause les moyens de travail dont il dispose dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire. Au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, nous n’avons trouvé aucun interlocuteur. Meriem Ouyahia
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