
Régions Est : JIJEL Un CEM menace ruine à Texenna
Cela fait maintenant près de six années que la sonnette d’alarme a été tirée au CEM de Ghariana (commune de Texenna), quant aux risques qu’il encourt à long terme si des travaux d’urgence ne sont pas engagés pour la vidange des vides sanitaires de l’établissement . Construit à la fin des années 1980, ladite école se trouve confrontée depuis à un problème crucial, à savoir celui relatif à l’inondation permanente des vides sanitaires de deux blocs pédagogiques. Une présence des eaux qui, à la longue, provoquera une attaque des fondations et fragilisera la structure. B. Ahmed, père d’un élève au sein de cet établissement, très au fait du sujet, n’écarte pas un “phénomène de tassement et un changement des caractéristiques physico- mécaniques des sols”, si rien n’est fait à l’avenir. Pour un enseignant rencontré aux alentours du CEM, la solution première réside dans la vidange des vides sanitaires. Un architecte de la région, sous couvert de l’anonymat, propose comme solution à ce problème la réalisation d’un caniveau derrière un des blocs pédagogiques afin de réduire les déversements, des eaux de pluies dans les vides sanitaires. Un ancien chef d’établissement ayant exercé au sein de ce CEM, nous a affirmé qu’il avait alerté sa tutelle sur les dangers des infiltrations importantes d’eau dans les caves, notamment en hiver, et les risques de corrosion des ferrailles des avant-poteaux et des voiles. “Hélas, nous dira-t- il, aucune mesure n’a été prise pour remédier à cette situation qui se prolonge menaçant gravement cet équipement public qui a, rappelons- le, fait l’objet de deux actes de sabotages terroristes durant les années 1990”. Selon cet ancien directeur, des fiches techniques ont été élaborées à chaque fois sur toutes les carences dont souffre l’établissement qui malheureusement n’ont pas eu d’échos favorables pour la plupart. Un élément de la Protection civile, qui a eu à intervenir par le passé pour la vidange des vides sanitaires du CEM, soutient quant à lui les dangers de la stagnation en permanence des eaux sous cette structure éducative. En attendant une prise en charge sérieuse et effective, des fissurations sont apparentes au niveau des joints des blocs et un début suspect d’affaissement du sol juste devant l’entrée principale de l’établissement, assure une source. Autre difficulté à laquelle est soumis le CEM de Gheriana, depuis son ouverture en septembre 1993, celui de l’absence d’aménagement des espaces libres et le non-traitement des talus à même de permettre aux responsables de cette structure la plantation d’arbres. F. M.
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