L’hygiène publique et les maladies vectorielles ont été au centre des débats hier de la journée d’étude organisée à l’initiative de l’Epic Hurbal. Les spécialistes et responsables présents ont encore une fois tiré la sonnette d’alarme concernant les dangers que représentent les maladies comme la leishmaniose ou la rage sur la santé publique. Les présents rappelleront l’importance de la sensibilisation des citoyens en vue de juguler ces fléaux. Ainsi, l’exemple de la rage qui est considérée comme un véritable problème de santé publique est édifiant. Ceci du fait que cette maladie est mortelle à 100 % bien qu’elle soit la seule à bénéficier d’une vaccinothérapie après exposition, c’est-à-dire après morsure par un animal enragé. Toutefois, expliquent les spécialistes, lorsque l’indication de vaccination est posée et qu’elle est menée correctement, la personne touchée n’est pas atteinte de rage même si l’animal mordeur est contaminant. En Algérie, des décès par la rage sont encore enregistrés chaque année. Selon les médecins, ces cas sont dus soit à des retards à la consultation et à la prise en charge, soit à des abandons de la vaccination avant la fin du traitement prescrit. La prolifération des animaux errants et le manque d’hygiène sont également cités. En raison du grand danger que représente cette maladie sur la santé de l’homme, une prévention en amont est recommandée. Elle concerne les services vétérinaires ainsi que les collectivités locales qui ont notamment la charge de l’abattage des chiens errants et la mise en fourrière. Toutefois, ces mesures ne suffisent pas sans la sensibilisation de la population qui doit être informée des maladies transmissibles de l’animal à l’homme et de la conduite à tenir notamment en cas de morsure. Le premier responsable d’Hurbal a déclaré pour sa part qu’il s’agit de prendre les mesures nécessaires pour réduire les cas de rage, de leishmaniose ou de liptospirose pour les ramener à zéro. Selon ce responsable, 4 000 chiens et 13 000 chats errants ont été capturés pendant l’année 2005. F. Zohra B.
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