Mercredi 08 Février 2006
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Le Soir Retraite : COURRIER DES LECTEURS
Les années de formation avec présalaire ne sont pas comptabilisées pour le calcul de la pension de retraite


Tout d’abord un grand merci pour toutes les informations que vous fournissez pour éclairer l’opinion publique. Ma question est la suivante : “Les années d’études présalaires sont-elles prises en compte dans le calcul de la retraite ?”

En effet, avant d’entamer les études à l’INH en 1973, un contrat engageant le candidat à servir après les études au sein de Sonatrach pour une durée de 15 ans a été signé. Durant les études, un présalaire sous forme de bourse contre une signature sur l’état de paye même. Je voudrais savoir si une cotisation pour la retraite se prélevait avec celle concernant l’assurance sociale (soins médicaux), sachant qu’à l’époque qu’il n’existait qu’une seule caisse, en l’occurrence la Casoral. Mes très vifs remerciements.
Un citoyen
REPONSE : Sur les cotisations à la Sécurité sociale que vous versiez, prélevées de votre présalaire, ne figuraient pas des cotisations pour la retraite. Nous recevons depuis plusieurs années un important courrier sur ce problème des années de formation et de présalaire qui ne sont pas comptabilisées dans le calcul du nombre d’années de cotisations par la retraite. Il faut d’abord savoir que le législateur n’a inclus que ce qu’il appelle “les périodes de travail”, telles que définies par l’article 11 (complété par l’article 11 de l’ordonnance n° 96- 18 de 1996) de la loi n° 83-12 du 2 juillet 1983), à savoir : toute période pendant laquelle l’assuré a perçu les indemnités journalières des assurances maladie ; toute période d’interruption de travail due à la maladie ; toute période de bénéfice d’une pension d’invalidité ; toute période de congé payé légal ; période du service national (pour départ à 60 ans) et toute période où l’assuré a bénéficié de l’assurance chômage ou d’une retraite anticipée. Par ailleurs, ne sont comptabilisées que les années où les cotisations incluaient une part pour le bénéfice d’une retraite.

Les droits particuliers pour les fils de chahid
C’est avec un grand plaisir que j’écris à notre journal Le Soir d’Algérie. Voilà, j’aurais bientôt 60 ans, je suis fils de chahid, j’avais travaillé pendant 11 années de 1978 à 1990. Aurai-je droit à sept ans et demi de guerre de libération, c'est-à-dire de l’article 42 de la loi du chahid ? Veuillez agréer mes salutations distinguées. Saidani Omar, Koléa, wilaya de Tipaza
REPONSE : Nous avons déjà répondu à cette question pour des lecteurs se trouvant dans la même situation que vous. Nous rappelons le contenu de l’article 42 de la loi n° 99-07 du 5 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid : “Les années de la révolution de Libération nationale constituent une période de travail effectif ouvrant droit au versement d’une pension de retraite et de sa liquidation au profit des enfants de chouhada en activité.” Donc pour bénéficier de cet avantage, le fils de chahid doit être en activité au moment où il dépose sa demande de départ à la retraite. Ce qui ne serait pas votre cas, puisque vous n’auriez plus d’activité salariée depuis 1990.

Les droits des retraités de la BDL bafoués
Nous, certains retraités à la BDL, nous avons été surpris d’apprendre qu’au sein de la BDL, les non-actifs (retraités) de cette institution n’ouvrent plus le droit d’avantages à l’instar des actifs et ce, au mépris de la loi qui permet ce droit à tous les retraités issus de chaque institution étatique. En effet, la BDL a cessé de participer pécuniairement au complément de l’assurance groupe au profit des non-actifs pour l’exercice 2006, alors qu’initialement la convention prévoit la poursuite de cette contribution pour chaque retraité jusqu’à l’âge limite de 65 ans. Nous nous interrogeons sur le parcours de ce mépris qui ne dit pas son nom affiché à l’encontre des non-actifs (retraités) lequel est un passage obligé pour tous. Nous souhaitons à ce que notre appel soit publié et écouté des autorités compétentes à l’effet de mettre un terme à ces nostalgiques du mal gratuit. Merci pour cette publication. Recevez nos meilleures et respectueuses salutations.
Un groupe de retraités de la BDL
REPONSE : Dans de nombreux secteurs d’activité, les droits des retraités, notamment en matière d’œuvres sociales, sont de plus en plus bafoués. Le rétablissement de ces droits, consacrés par la réglementation en vigueur et la notion d’acquis sociaux, fait partie des revendications de la Fédération nationale des retraités (FNTR, affiliée à l’UGTA), revendications issues de son dernier congrès de juin 2005 et rappelées il y a quelques jours lors de la réunion de sa Commission exécutive (voir Le Soir retraite du 1er février 2006).

Histoire de subside versé avant la pension de retraite

Par lettre visée en référence, j’ai l’honneur de soumettre à vos services compétents en la matière, le cas de ma retraite. En effet, avant de bénéficier de la retraite de fonctionnaire qui m’est versée par la caisse de Bab-Azoun (Alger), je percevais de la part de chacun des organismes, en l’occurrence la caisse de retraite du boulevard Bougara (Alger) et celle des mines de l’avenue Hassiba Ben-Bouali (Alger), un subside insignifiant. Sous prétexte que l’Algérien n’a droit qu’à une seule retraite, les deux subsides m’ont été non seulement supprimés mais prélevés sur ma retraite principale de Bab-Azoun. Toutes les requêtes à tous les services concernés y compris ceux du ministère sont restées vaines. C’est alors que j’ai été conseillé pour faire appel à votre quotidien, et depuis cette date, je n’ai pas manqué un jour de le parcourir. J’espère que mon cas a dû être examiné et vous ne manquerez pas de me faire parvenir le résultat le plutôt possible à la démarche que j’aurais à entreprendre. Croyez, Monsieur le président, à mes sincères salutations.
Dekkar Abdelmadjid, El Biar, Alger
REPONSE
: Visiblement M. Dekkar nous a rendu destinataire d’une copie d’une correspondance adressée aux institutions en charge de la retraite. Pour pouvoir lui apporter une réponse claire et précise, nous demandons à M. Dekkar de nous faire parvenir un complément d’informations : de quels subsides il s’agit et à quel titre il les recevait ?

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