Lundi 17h50, nous apercevons le président d'APC d'El Khroub à bord d'un véhicule en stationnement près du domicile du président de l'ASK. Une foule de supporters était également là. Hani Khattabi qui se trouve à quelques mètres des lieux monte dans le véhicule du maire qui démarre en trombe sous les insultes des supporters. Mardi 13h30, nous contactons par téléphone un président de l'ASK, loin d'être serein en raison de la proposition farfelue qui lui aurait faite par le premier édile de la ville. Celui-ci n'ayant ni plus ni moins sollicité du président en exercice de l'association de démissionner. Bien entendu, Hani Khattabi l'a déjà affirmé à un confrère "Je ne quitterai pas l'ASK tant que le cadre idéal ne soit pas mis en place, à savoir la tenue d'une assemblée générale extraordinaire à laquelle je soumettrai le bilan, mais aussi tant que la subvention ne sera pas allouée au club, en ce sens qu'elle nous (le staff) permettra de mettre fin à notre mission en respectant les engagements pris avec les joueurs, les entraîneurs, nos créanciers etc…". En quelque sorte, il est clair que le président du club se refuse de servir de bouc émissaire dans des turbulences par lesquelles il n'est nullement concerné et qu'il faudrait plutôt mettre sur le compte de contre-performances techniques sur le terrain qui lui échappent comme elles peuvent ne pas être du fait et des joueurs et du duo d'entraîneurs tant il relève de l'ordre normal des choses que n'importe quelle équipe peut traverser un passage à vide. Ce qui est d'autant plus impardonnable pour un club comme l'ASK habitué au rôle de rouleau compresseur et qui malheureusement accumule les mauvais résultats depuis la rencontre disputée face à l'IRB Sidi-Aïssa, le contraignant à ne glaner qu'un point sur 21 possibles depuis lors et multipliant les échecs autant à l'extérieur qu'à domicile. En fait, les supporters veulent que l'ASK retrouve ses équilibres avant la rencontre qui doit opposer leur équipe au Mouloudia de Constantine, même si celle-ci ne revêt plus aucun enjeu de nature à améliorer l'avenir de l'un ou l'autre des deux clubs. A contrario, pour une opposition qu'on dit virtuelle, aller à cette rencontre avec des joueurs psychologiquement déstabilisés est une aubaine qui leur permettra d'écarter de leur chemin Khattabi. Mais la question essentielle et cruciale qui se pose : Estce qu'il y a une alternative à Khattabi ? Et la question ne se limite pas au seul président, il y a aussi les joueurs qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes, un duo d'entraîneurs qui a fait ses preuves. En somme, une continuité étalée sur plus de cinq ans qu'il n'est pas probable de retrouver. L'ASK qui jouait l'accession, il y a encore quelques semaines, et elle en a les moyens jouera pratiquement sa survie si ces turbulences perdurent. En tout état de cause, la décision chez le président semble cette fois ci forcée et il est plus que probable qu'une fois les problèmes administratifs sus-évoqués réglés, il convoque une AGE pour remettre les clés de la maison à qui postulerait pour une reprise. Ce qui est loin d'être évident. Adlane B.
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