Régions Est : OUM-EL-BOUAGHI/SESSION ORDINAIRE DE L'APW
Le budget 2006 évalué à plus de 62 milliards de centimes


Lors de la récente session de l’APW, les élus ont soulevé bon nombre de problèmes concernant le budget 2006 estimé à plus de 62 milliards de centimes et qui couvre toutes les dépenses de l’APW. Les dépenses obligatoires s’élèvent à plus de 40 milliards de centimes. Le reste a été dispatché entre l’entretien des routes, la participation des charges des écoles, la jeunesse et les sports, les aides directes et indirectes aux nécessiteux et le mouvement associatif entre autres.
Des élus se sont opposés à des propositions émanant de la commission chargée de la mise au point du budget préliminaire. Des dépenses excessives de l’usage du téléphone ont été relevées. Le couffin du Ramadhan a soulevé pour une fois des interrogations du fait qu’on signale que durant tout le mois sacré une famille nécessiteuse n’a droit qu’à un couffin soit l'équivalent de 800 DA, ce qui est ridicule. Les élus ne nous apprennent rien en signalant que 65 000 familles sont nécessiteuses. Tout le monde sait que l’état a accordé ce quota à la wilaya d’Oum El-Bouaghi. Ce chiffre reste à discuter car il concerne les citoyens qui bénéficient de l’allocation de solidarité scolaire et qui englobe des milliers de faux pauvres. Pas moins de 39 000 familles pauvres ont été recensées par les services de l’action sociale mais ce nombre est lui-même exagéré car on sait de par l’expérience acquise sur le terrain qu’une multitude de gens aisés tendent la main avant les pauvres. Dans le domaine de l’aide aux associations, une loi est en vigueur concernant ce volet. Les associations “pirates” qui n’existent que sur le papier n’ont pas droit suivant la réglementation à une quelconque aide de la part de l’APW. Toute association a droit à une aide à condition qu’elle fournisse un dossier contenant le bilan moral et financier visé par un commissaire des comptes, le quitus du Trésor, le visa du contrôle financier entre autres. Deux élus se sont respectivement relayés pour dénoncer haut et fort le fait que la résidence du chef de la daïra à Aïn M’lila nécessite encore des dépenses. Ayant englouti de l’argent depuis le démarrage des travaux en 1990, cette résidence a été presque achevée et aurait pu être habitée mais pour des raisons qui suscitent beaucoup d’interrogations, elle a été livrée à elle-même, sans gardien. Il est clair que si on construit des infrastructures ou des habitations, on les ne laisse pas à l’abandon. C’est l’histoire de ces logements construits à coup de milliards un peu partout et qui n’ont pas été attribués à temps à cause principalement de la terrible conjoncture vécue et des problèmes posés à tous les niveaux. Bon nombre d’entre eux ont été pillés et saccagés. L’Etat a été obligé de débourser des sommes énormes pour des réfections. Cet argent aurait pu servir d’autres projets.
Nasredine Bakha



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/02/08/article.php?sid=34155&cid=21