Régions Centre : ALGER
MALAISE AU SEIN DU CEM GRAND-ROCHER DE AIN-BENIAN
31 professeurs exigent le départ du directeur


Le conflit entre le directeur et les professeurs du collège du Grand-Rocher de Aïn-Benian ne semble pas connaître son dénouement, du moins dans l’immédiat. En effet, dans une correspondance, signée par 31 professeurs et adressée au ministre de l’Education nationale et dont nous détenons une copie, les professeurs ne demandent pas de logements encore moins des postes supérieurs, ils demandent uniquement de travailler dans la dignité.
«Depuis l’arrivée du nouveau chef d’établissement, nous ne savons plus à quel saint se vouer. Nous subissons ses abus de pouvoir et ses harcèlements moraux. Certains parmi nous ont même été insultés et menacés. Nous avons vécu une décennie noire de terrorisme et nous revoilà tombés en plein diktat», lit-on dans la correspondance, malgré les différentes commissions diligentées au sein de cet établissement pour tenter de calmer les esprits et de trouver les tenants et les aboutissants de ce malaise, en vain. Bien au contraire, la situation a empiré depuis. Ces enseignants dénoncent les retenus sur salaire et ce, à la veille de l’Aïd El-Adha. C’est ainsi que 50% des salaires des mois de décembre et de janvier ont été touchés et la prime de rendement leur a été supprimée. «Si nous sommes allés vers les journaux pour dénoncer la dictature de ce directeur, c’est que les différentes commissions d’enquête n’ont pas donné de résultat. Nous n’avions aucun problème avec les cinq directeurs qui se sont succédé à la tête de notre établissement avant l’arrivée de celui-ci en 2000. Ce directeur veut détruire notre intégrité. Il a semé le doute en chacun de nous. Il a tramé des magouilles pour créer des clans entre les professeurs. Nous savons que nous sommes lésés. Seul Dieu peut nous venir en aide. Nous ne comprenons pas la sourde oreille de l’Inspection académique d’Alger malgré les nombreuses requêtes déposées au niveau de cette institution et ce, depuis 2001”, écrivent-ils. En somme, les travailleurs de ce CEM qui sont pourtant soutenus par les parents ne s’expliquent toujours pas les conclusions des commissions d’enquête qui se sont succédé au sein de ce collège. Aujourd’hui, ces 31 professeurs demandent au ministre le départ immédiat et sans condition du directeur du CEM, à défaut une mutation collective du personnel sera opérée. Ils concluent leur requête par la dénonciation du passé de ce responsable qui a eu des problèmes avec son personnel au niveau de son ancien établissement à Alger, à Bab El Oued plus précisément, d’où il a été muté par mesure disciplinaire, selon les contestataires. La balle est dans le camp du département de Benbouzid.
M. D.

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