Régions Centre : TIZI-OUZOU
9 écoles fermées et 30 instituteurs suppléants à Azzefoun


Des parents d’élèves de la daïra d’Azeffoun relancent le débat sur la fermeture systématique de quelques établissements scolaires de la circonscription sujets à une régression du nombre d’enfants ou ce que l’on a couramment qualifié du “manque d’effectif”. Sur les 39 écoles existantes, 9 ont été fermées générant 30 instituteurs suppléants dont la plupart sont payé sans poste de travail. Il s’agit des écoles de Cheurfa Bourzik, Ihamziouen, Ath-Sidi-Yahia, Isoumathen, Ihnouchen, d’Agouni Meziane, Igermanen et Ivahrizen.
Les quatre communes de la daïra sont touchées par ce redéploiement d’élèves. La tutelle s’est référé à la loi régissant les établissements scolaires dans son chapitre relatif au minimum d’élèves requis au-dessous duquel ces derniers cessent de fonctionner. Bon nombre de parents reconnaissent la légalité du geste mais contestent le manque de flexibilité de l’inspection académique en refusant de reconsidérer la spécificité de certains villages. Ils évoquent, du fait, la nécessité de procéder au cas par cas sachant que des régions sont plus enclavées que d’autres et que les routes les desservant sont, dans bien des cas, sans issue d’où les difficultés de joindre les salles de cours. Pour ce faire, des enfants de 5 à 6 ans attendent tôt le matin un moyen de locomotion ou le transport scolaire. Les voix qui montent sont reliées par celles de quelques enseignants qui ne manquent pas d’apporter des arguments renforçant l’idée, selon eux, de hâter l’application de la loi en ce sens que beaucoup de ces instituteurs mutés restent sans travail dans leurs nouvelles écoles. Dans ce cas précis, pourquoi n’y a-t-il pas eu de dérogation pour les laisser dans leurs établissements du moins pour assurer l’enseignement du premier palier ? s’interrogent-ils. Cela aurait le mérite de décharger les nouvelles structure d’accueil comme le cas de Saâdou-Ali d’Azeffoun qui fonctionne à double vacation, chose prévisible au vu des 4 écoles fermées dans cette commune. Ils enchaînent en se demandant s’il n’est pas plus judicieux, sur le plan pédagogique d’atténuer la rupture avec le milieu familial pour les plus jeunes d’entre eux, en les dépaysant le moins possible c’est-à-dire les laisser dans un environnement qui leur est familier puisque les moyens humains et matériels existent. C’est donc un véritable problématique que posent les parents et quelques enseignants de la circonscription : faut-il, à la tutelle s’adapter à la réalité puisqu’on est pas encore au stade de rentabilité, bien au contraire, les moyens de le faire subsistent, ou appliquer la loi à la lettre ? En tout cas, la solution est celle qui ne fait pas l’impasse sur le risque de déperdition scolaire. Enfin, qu’adviendra-t-il des constructions ou de ces désormais ex-écoles ? Sans entretien, elles ne sauraient faire face aux aléas de la nature. Nous pouvons les citer toutes, seulement nous allons nous arrêter sur celle de Cheurfa- Bourzik en étant sûr que les autres structures sont dans les mêmes conditions que celle-ci. Notre choix est suscité par un double intérêt. Tout d’abord par le cadre agréable qu’elle offre ensuite par le coût généré par sa fermeture. Grâce à des dessins sur les murs des salles et la plantation de plus d’une centaine d’arbres, ses responsables ont su créer un environnement très accueillant. Des efforts ont été consentis dans ce sens. D’ailleurs, selon une source communale, il a fallu plus de 150 camions pour sabler la cours et l’accès y amenant en plus d’un puits pour l’eau courante. Actuellement, ses élèves sont contraints à faire le déplacement jusqu’à Aghrib, soit près de 7 km, pour recevoir le savoir. Il faut rappeler que l’exécutif communal d’alors, pour parer à la fermeture de ladite école avait loué deux fourgons d’un coût avoisinant les 4 200 DA par jour.
B. Ferhati

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