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Turin. Jeux olympiques d’hiver. L’équipe algérienne
de ski gênée par la…
… neige
Ainsi donc, il nous faudrait choisir entre Ouyahia et Belkhadem, même si ceux
qui nous fourguent ce choix à l’algérienne se gardent bien d’évoquer ouvertement
la mort politique de Abdekka. Tout en allusions, en paraboles, en hyperboles, en
sous-entendus, on nous explique que ce sont là les deux options lourdes du
moment, Si Ahmed ou Si Abdelaziz. Et comme pour bien nous signifier qu’une fois
de plus la république est en danger, risque de tomber aux mains du barbu
Belkhadem, le fan club de Ouyahia brandit le bourourou islamiste : “Attention,
les mecs ! Imaginez un instant que vous ne souteniez pas l’option H’mimed ! Ça
serait une catastrophe pour le pays, une régression. Ensuite, ne venez pas vous
plaindre et geindre si c’est Belkhadem qui passe !” Bon Dieu de bonsoir ! Il ne
viendrait jamais à l’esprit de ces adeptes forcenés du seul choix entre la peste
et le choléra que les Algériens s’en tamponnent du panel “Ouyahia-Belkhadem” ?
Et si ces millions de citoyens floués à chaque élection, blousés dans leur choix
réel refusaient aujourd’hui de se laisser enfermer dans ce faux duel entre un
supposé républicain et un déclaré islamiste ? Et si c’était ni Ahmed ni
Abdelaziz, ni personne d’ailleurs qui sortirait du noir, d’un alambic, d’un
mélange de mixtures, d’une suite d’incantations ou tout bêtement de ce chaudron
d’où jaillissent de manière cyclique les “solutions miracle” ? Et si nous
revendiquions enfin le droit humain de ne nous choper ni la peste ni le choléra
? Pourquoi diantre les Algériens seraient-ils condamnés à accepter flen sous
prétexte qu’il serait moins mauvais que felten ? Et si c’était ni flen ni felten
? Mais juste foulan. Un foulan allergique au noir, aux chaudrons qui sentent
mauvais, au cabinet fermé à double tour, aux deals de dernière minute, aux
tractations du jeudi soir après 20 heures à la fermeture des écoles, aux
bulletins itinérants et à l’alliance sacrée des derricks ? Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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