Actualités : TABASSÉ PAR DES SURVEILLANTS
Un élève de 13 ans risque de perdre ses testicules


Cela s’est passé au CEM Houari- Boumediene de Raouraoua, à 40 km au sud-ouest de Bouira. Le mercredi 1er février, l’élève Djelloul, 13 ans, inscrit en 1re année moyenne était dans la cour de récréation, lorsque deux adjoints de l’éducation l’interpellèrent au sujet de sa blouse ouverte. Ayant probablement fait la sourde oreille, les deux adjoints, selon le récit de son père qui s’est déplacé à notre bureau, se ruèrent sur lui devant les regards ahuris de ses camarades et le rouèrent de coups.
Le premier le prendra par le cou et le deuxième lui assènera plusieurs coups de pied par devant. Non satisfaits, les deux “éducateurs” l’entraînèrent dans un bureau et continuèrent leur “exercice” de boxe. Le pauvre enfant, qui n’a rien senti de grave sur le moment, rentrera chez lui en pleine montagne dans la commune de Raouraoua, daïra de Bir-Ghbalou. Il faut dire que le petit Djelloul est issu d’une famille démunie et que leurs seuls revenus proviennent de la mendicité de son père. Pendant la nuit, il eut du mal à dormir mais ne soufflera mot à ses parents. Il taira ses douleurs ressenties au niveau des organes génitaux. Cependant, au fil des jours, la douleur allant crescendo, Djelloul, au bout de cinq jours et n’en pouvant plus, finit par avouer son malheur puisque pendant tout ce temps, il n’allait pas à l’école se contentant de dire à ses parents qu’il ne se sentait pas bien. Ainsi, lors de cette nuit de dimanche à lundi, et une fois avoué son problème, son père le transportera à l’hôpital de Aïn- Bessem. Là, le médecin lui prescrit plusieurs médicaments ainsi qu’un repos de cinq jours. Cependant, après trois jours de traitement, la santé de Djelloul ne s’est guère améliorée. Dans la nuit de mercredi, son père a dû le transporter encore une fois en urgence à l’hôpital de Aïn-Bessem. Le médecin l’orientera vers l’hôpital de Bouira le jeudi 9 février. Aux urgences, le petit Djelloul fut directement orienté vers le bloc opératoire où il fut amputé d’un testicule alors que le second fait l’objet d’un suivi médical, sans que personne put se prononcer sur les chances de le sauver. Le même jour, le père, apprenant ce qui est arrivé à son fils, porta plainte auprès de la gendarmerie de Bir-Ghbalou. Les gendarmes se sont déplacés samedi dernier au collège Houari-Boumediene. Après enquête, ils finirent par interpeller les deux mis en cause vers la fin de l’après-midi et les placer en détention préventive. Cette dernière information nous a été donnée par le chef de brigade de la gendarmerie de Bir-Ghbalou que nous avons contacté hier. Le père du malheureux garçon demande que soient sanctionnés et traduits en justice ceux qui ont handicapé à vie son fils. Il demande également à la Direction de l’éducation de prendre en charge son fils pour recouvrer sa santé et sauver au moins le testicule qui lui reste.
Y. Y.

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