Régions Centre : BOUIRA
Des demandeurs de logement désabusés à Sour-El-Ghozlane


159 citoyens de la ville de Sour-El-Ghozlane, signataires d’une pétition adressée au chef de daïra, s’élèvent contre leur inscription au niveau des listes LSP en réclamant leur inscription dans la formule habitat groupé. En effet, d’après une lettre adressée au chef de daïra et dont une copie nous a été remise, les signataires rappellent que 115 parmi eux faisaient partie d’une liste de 215 personnes enregistrés au niveau de l’APC depuis la fin des années 1990.
A l’époque, un programme de 100 logements évolutifs avait été initié et celui-ci avait bénéficié à 100 personnes de la liste. Les 115 restants attendaient à leur tour le lancement d’un autre programme pour pouvoir en bénéficier. Malheureusement, notent-ils dans la lettre, en 2003, et alors qu’ils attendaient les logements évolutifs, les autorités locales les informent qu’ils seront reversés dans l’habitat groupé. Malgré une certaine déception, les 115 personnes avaient accepté cette nouvelle formule laquelle nécessite un apport personnel que tout le monde avait fini par consentir à en payer le prix. En 2005 et alors que ledit programme tardait à venir, les pauvres citoyens apprennent que, désormais, leur liste ainsi qu’une autre de 44 personnes est reversée dans le programme du LSP, un programme où l’apport financier initial est de 25 millions centimes et un prêt bancaire de 50 millions à rembourser pendant 25 à 30 ans. Aussi, et c’est parce que la majorité des citoyens inscrits sur cette liste, ils sont plus d’une centaine qui sont au chômage, ne pouvait payer ni l’apport initial ni encore moins postuler à un prêt bancaire que ces citoyens interpellent le chef de daïra afin qu’il réexamine leur cas et les réinscrive dans le programme de l’habitat groupé. Un programme, disent-ils, qui peut, un tant soit peu, répondre à leurs attentes car, une fois l’apport financier versé et qui est de moindre importance, le logement sera livré presque fini, et le futur bénéficiaire n’aura plus à supporter les échéances de remboursement des banques. Ainsi, et à travers cette lettre, ces signataires qui ne réclament pas de logement social espèrent trouver une solution auprès des autorités locales et de wilaya, et ce sera, notent-ils enfin, “alors un fardeau de moins pour l’Etat qui cherche par tous les moyens à endiguer la crise du logement”.
Y. Y.

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