Régions Centre : BRÈVES DE BOUIRA
Sit-in devant le siège de la direction de l’éducation


Lundi 13 février à 13h, les enseignants contractuels de tamazight, soutenus par des dizaine de leurs collègues titulaires, au niveau de la wilaya de Bouira, ont observé un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation pour demander des explications sur les suites données au décret signé par le chef du gouvernement en juillet dernier et portant sur la régularisation de tous les enseignants contractuels, le paiement des arriérés de salaires de ces contractuels ainsi que d’autres problèmes rencontrés dans l’exercice de leurs fonctions.

Ce rassemblement soutenu par le mouvement citoyen s’est achevé par une rencontre entre le directeur de l’éducation et une délégation d’enseignants conduite par le délégué Djaâfer, Abdeddou. Ainsi, et avant l’entame des travaux, ce délégué a rappelé au directeur que la rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des engagements pris par le chef du gouvernement avec la délégation de l’interwilayas sur le point relatif à la prise en charge de tamazight et sa promotion, en signalant le décret signé à ce sujet par le chef du gouvernement et portant régularisation des enseignants contractuels de tamazight. Après avoir écouté attentivement les doléances des enseignants énumérées par le délégué Djaâfer Abdeddou, le directeur de l’éducation expliquera à ses interlocuteurs que le décret signé par le chef du gouvernement est arrivé mais qu’il attend toujours les textes d’application. Concernant les arriérés de salaires, le directeur précise : “Toutes les situations signalées entre 2002 à ce jours ont été régularisées sauf celles dont les dossiers sont incomplets. Et à ce sujet, il invitera les enseignants qui n’ont pas été régularisés à se rapprocher du service paie pour compléter leur dossier. Concernant les résultats du concours du PCEF, qui tardent à être affichés, le directeur atteste : “Ce problème est dû à la Fonction publique”, mais tout en assurant que pour le cas des postes de tamazight, le problème ne se pose pas au niveau de la Fonction publique puisque tous les postulants sont des licenciés en tamazight.

Un policier menace avec son arme le directeur de l’UFC
Dimanche dernier, aux environs de 14 heures, le directeur de l’UFC a fait l’objet d’une menace avec arme par un policier devant l’enceinte de l’université. Selon des informations concordantes, le policier venait de descendre de son véhicule personnel à bord duquel était son épouse et se dirige directement vers le directeur qui se trouvait devant le portail principal et essaya de l’agresser. Stoppé net par un gardien, le policier en civil sort son pistolet et le braque sur le directeur et le gardien. A la vue du pistolet, le directeur se réfugie dans une banque toute proche où les deux policiers qui étaient à l’intérieur contacteront le commissariat. Quelques minutes plus tard, tout le monde a été embarqué. Plus tard, dans la soirée, et après que le directeur de l’UFC eut porté plainte officiellement, l’on apprend de source sûre que le policier en question qui exerce à Alger a été désarmé au niveau du commissariat et suspendu de ses fonctions en attendant sa traduction devant le juge. Concernant les causes de cet incident, l’on a appris que la femme dudit policier travaillait comme vacataire au niveau de l’UFC où son contrat venait d’être rompu.
Y. Y.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable