Jeudi 16 Février 2006
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Culture
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

Actualités : ÉDUCATION
L’intersyndicale décline l’invitation de Benbouzid


Au moment où des délégués de l’intersyndicale de l’éducation étaient convoqués, hier, par la police et que certains comparaissaient devant le tribunal de Sidi-M’hamed pour incitation à regroupement et atteinte au droit de personnes, leurs confrères se sont réunis au siège d’Alger Républicain à l’occasion d’un forum qui a porté sur la situation du secteur de l’éducation. Leur rencontre prévue aujourd’hui avec le ministre de l’Education est compromise.
Ilhem B. Tir - Alger (Le Soir) - Un débat a été ouvert sur la liberté de l’exercice syndical avec comme thème, les résultats de débrayage des 15 et 16 janvier dernier et la position de l’intersyndicale face au harcèlement judiciaire imposé par le département de Boubekeur Benbouzid. Les représentants des cinq syndicats qui composent l’intersyndicale (CLA, Cnapest, Sete- UGTA de Béjaïa, le Satef et l’Unpef) n’ont pas hésité à dénoncer le recours aux intimidations et aux poursuites judicaires par le ministère de l’Education comme alternative au dialogue. «Benbouzid a répondu à nos doléances légitimes par notre renvoi devant les tribunaux. Mais notre combat est juste et nos revendications sont justifiées »a souligné M. Lemdani du Cnapest. Pour sa part, le représentant du Sete- UGTA de Béjaïa a précisé qu’en présence de 500 cadres syndicaux de la wilaya de Béjaïa, un appel au débrayage, hier, de 13h à 17h a été lancé lors de la rénion du 13 février dernier avec un rassemblement devant le Palais de justice en guise de solidarité avec les délégués syndicaux. Pour le CLA, le recours à la grève n’est pas un choix mais une obligation dictée par l’entêtement de Benbouzid. «En l’absence de canaux de dialogue, c’est le seul moyen qui nous reste pour protester car les revendications salariales sont l’affaire de tous». Le représentant de l’Unpef, qui venait juste de rejoindre ses collègues après une matinée passée au commissariat de police, s’est dit «choqué par la manière dont est conduit ce dossier» et par conséquent, il interpelle toute la société civile afin de prendre part dans cette problématique et de dénoncer «cette prison nommée ministère de l’Education». La grève des 15 et 16 janvier dernier avait pour conséquence un effet boule de neige, puisque la revendication salariale a été reconduite par d’autres fronts sociaux, de l’avis du porte-parole du Satef qui estime que «l’augmentation des salaires est au cœur de la crise algérienne» et qu’aucun argument avancé jusqu’à présent n’a été convaincant, répondant ainsi aux dernières déclarations du chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, du secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem et celui de l’UGTA, Sidi Saïd. L’intersyndicale campe sur ses positions et démontre la faiblesse du ministère de tutelle qui «utilise la justice pour casser le mouvement de grève». La rencontre prévue aujourd’hui ne semble pas jouir d’une adhésion totale auprès des syndicalistes qui haussent le ton et avisent d’un autre débrayage les 19, 20 et 21 février et déclarent : «Ni Benbouzid, ni la justice ne décideront de la légitimité de notre mouvement.» Il est à rappeler enfin les revendications syndicales qui consistent principalement en l’augmentation des salaires pour tous les travailleurs de l’éducation, un statut particulier pour l’enseignant, une retraite totale à 100% et la garantie du libre exercice syndical.
I. T.

Nombre de lectures : 418

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site