
Culture : A L’OCCASION DU 6e ANNIVERSAIRE DE SA MORT Mahboub Bati revisité dans sa ville natale
Le grand compositeur et parolier, Mahboub Safar Bati, décédé le 21 février 2000 à l’âge de 81 ans, sera honoré à titre posthume très prochainement dans sa ville natale, Médéa. A cette occasion, un gala de musique chaâbie suivi d’une conférence sur sa vie et son œuvre est prévu. Il faut signaler que cette manifestation, qui sera prise en charge conjointement par la wilaya de Médéa, l’APC et la direction de la culture, entre dans le cadre de plusieurs actions de reconnaissance à l’endroit de ce grand génie de l’art lyrique algérien puisqu’un livre, retraçant son parcours artistique, est sur le point d’être édité par la Bibliothèque nationale dont l’auteur est Abdelkader Bendamèche. Ce livre intitulé Mahboub Safar Bati, la légende d’un compositeur, vie et œuvre, sera présenté à la salle Bleue de la BN le 22 mars prochain avec vente-dédicace. Ses photos ainsi que ses œuvres y seront exposées ce jour. Tout comme une conférence sur le talent de cet artiste est programmée le 20 mars prochain à l’auditorium de la Radio. Par ailleurs, du 4 au 8 juin prochain, un festival intitulé Mahboub Bati se tiendra à Médéa et entre dans le cadre du regroupement régional des interprètes du chant traditionnel, et ce, en prévision des préparations du festival national de la musique chaâbie dont la finale est prévue à Alger au mois de Ramadhan prochain. Rappelons que Mahboub Bati, qui est né le 17 novembre 1919 à Médéa, a composé 3 350 chansonnettes toutes aussi belles les unes que les autres à l’exemple de Dhik echemaâ, Seli trach qalbi, El Barah, T’chaourou âliya, Sbayet zoudj et que des chanteurs comme Amar Zahi, Guerouabi, Boudjemaâ El Ankis, Amar El Aâchab, pour ne citer que ceux-là, ont merveilleusement repris dans son studio à la rue Zabana (ex-Hoche). Cet artiste, qui a collaboré avec l’éminent chef d’orchestre Franck Pourcel pour la composition de la musique d’un film intitulé Soleil méditerranéen dans les années 1970 ainsi qu’avec Bob Destiny pour le festival panafricain de 1970, a cessé, avant que la mort ne le ravit aux siens, toute activité artistique à partir de 1986. M. Belarbi
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