Régions Centre : BOUIRA
Qu’en est-il du concours des PCEF et des PES ?


Si au niveau du territoire national le concours pour le recrutement de PCEF et de PES a bien eu lieu en son temps, c’est-à-dire vers la fin novembre ou début décembre, les résultats proclamés et les heureux gagnants sont actuellement sur poste en train de savourer les délices de leur réussite et prodiguer leur savoir aux élèves.
A Bouira, c’est presque la désillusion pour les 1 993 candidats qui avaient postulé pour les 90 postes à pourvoir au niveau des deux paliers, le moyen et le secondaire en décembre dernier. En effet, trois mois après l’organisation du concours, qui avaient eu lieu dans de très bonnes conditions avec la participation record de candidats venus même des autres wilayas, attirés par le nombre de postes importants proposés, les résultats ne sont pas encore proclamés. Et le centre des examens de la wilaya de Bouira, qui avait organisé le concours, se trouve envahi quotidiennement par des centaines de candidats en quête de la moindre information pouvant les rassurer sur le devenir de ce concours et n’arrive plus à gérer ce flux humain ni donner de réponses rassurantes. De fait, ces centaines de candidats repartent la plupart du temps bredouilles. Plusieurs d’entre eux se sont déplacés à notre bureau, et d’autres téléphonent quotidiennement pour nous faire part de leur amertume concernant cette situation qui perdure. Cependant, la question que l’on se pose est comment le ministère admet-il de telles bévues ? Car l’attente des heureux gagnants, surtout les candidats PES qui étaient admis à l’oral à Alger, a ses limites. Aussi, espèrent-ils qu’à travers la presse, leur voix sera enfin entendue par le ministère de l’Education pour intervenir et régler cette question, car il y va de leur avenir. Il y va aussi du degré de sérieux de nos institutions surtout que ces candidats avaient grand espoir en ce concours. A signaler que nous avons vainement essayé de voir ce lundi le directeur de la Fonction publique et celui de l'éducation, le premier avait prétexté une réunion interne en ne daignant même pas montrer son visage alors que le second n’était pas au bureau à 13 h 30. Mais une chose est certaine, dans toute cette histoire, c’est l’image du pays qui en pâtit à cause de l’image que lui renvoient ceux qui sont censés le représenter dignement. Le ministre de l’Education devra diligenter une enquête sur ce sujet et il en sera davantage édifié.
Y. Y.

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