Mercredi 01 Mars 2006
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LA GUERRE EST FINIE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

“Pandémies. Toujours pas de vaccin contre Tou.”

Mais la science fera des progrès, j’en suis sûr !

A voir comment les tutelles se comportent avec les différents syndicats autonomes, notamment ceux de l’éducation nationale et supérieure, on a l’impression d’un conflit extrême avec une nation étrangère ennemie, belligérante. Les méthodes et pratiques utilisées pour contrer une grève font penser à une stratégie de guerre sans merci pour la défense du territoire et de l’intégrité de la nation. Aw ! Yal khawa dial les ministères ! Ceux que vous avez en face de vous sont algériens comme vous et ne revendiquent que ce que revendiquent les travailleurs du monde entier. Il ne s’agit pas de colonnes blindées envoyées par un pays voisin pour nous envahir et contre lesquelles nous devons sonner la mobilisation générale et l’appel sous les drapeaux de tous les hommes valides, même les mineurs. Qu’est-ce que cette détestable habitude, cette perverse déviance qui consiste à vouloir noyauter un syndicat autonome comme on enverrait un commando spécial en opération d’infiltration derrière les lignes ennemies ? Qu’est-ce que ces mœurs de “s’rabess” qui tentent de parasiter un mouvement de débrayage par le truchement de faux vrais communiqués ou de vrais faux appels à la reprise immédiate du travail ? Juste en fermant les yeux, et en faisant disparaître les calendriers et almanachs pour un court instant, nous aurions presque la terrible sensation d’être revenus à quelques semaines de l’indépendance, lorsqu’il fallait mener une chasse impitoyable aux ultimes commandos Delta et nettoyer par n’importe quel moyen les dernières poches OAS du territoire reconquis. Doucement ! Doucement, camarades ! La guerre est terminée. Nous sommes indépendants, et entre nous, le blanc des yeux dans le blanc des yeux, nous pouvons tout de même comprendre qu’un pays indépendant, c’est fait de patrons, de tutelles et de travailleurs. Et faire grève, ce n’est pas refaire le coup du putsch des généraux ou prendre d’assaut le parvis du Gouvernement général. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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