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“Pandémies. Toujours pas de vaccin contre Tou.”
Mais la science fera des progrès, j’en suis sûr !
A voir comment les tutelles se comportent avec les différents syndicats
autonomes, notamment ceux de l’éducation nationale et supérieure, on a
l’impression d’un conflit extrême avec une nation étrangère ennemie,
belligérante. Les méthodes et pratiques utilisées pour contrer une grève font
penser à une stratégie de guerre sans merci pour la défense du territoire et de
l’intégrité de la nation. Aw ! Yal khawa dial les ministères ! Ceux que vous
avez en face de vous sont algériens comme vous et ne revendiquent que ce que
revendiquent les travailleurs du monde entier. Il ne s’agit pas de colonnes
blindées envoyées par un pays voisin pour nous envahir et contre lesquelles nous
devons sonner la mobilisation générale et l’appel sous les drapeaux de tous les
hommes valides, même les mineurs. Qu’est-ce que cette détestable habitude, cette
perverse déviance qui consiste à vouloir noyauter un syndicat autonome comme on
enverrait un commando spécial en opération d’infiltration derrière les lignes
ennemies ? Qu’est-ce que ces mœurs de “s’rabess” qui tentent de parasiter un
mouvement de débrayage par le truchement de faux vrais communiqués ou de vrais
faux appels à la reprise immédiate du travail ? Juste en fermant les yeux, et en
faisant disparaître les calendriers et almanachs pour un court instant, nous
aurions presque la terrible sensation d’être revenus à quelques semaines de
l’indépendance, lorsqu’il fallait mener une chasse impitoyable aux ultimes
commandos Delta et nettoyer par n’importe quel moyen les dernières poches OAS du
territoire reconquis. Doucement ! Doucement, camarades ! La guerre est terminée.
Nous sommes indépendants, et entre nous, le blanc des yeux dans le blanc des
yeux, nous pouvons tout de même comprendre qu’un pays indépendant, c’est fait de
patrons, de tutelles et de travailleurs. Et faire grève, ce n’est pas refaire le
coup du putsch des généraux ou prendre d’assaut le parvis du Gouvernement
général. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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