Culture : TEBESSA-EVOCATION
12e ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DE ALLOULA
L’antique Thévest se souvient !


Le véritable natif de cette pensée à la mémoire de Alloula est de ce fait commandé par les considérations du devoir et de la compassion qui doivent gérer notre quotidien d’Algériens. En effet, le jour du 10 mars 1994, scelle à jamais un rapprochement pour le moins potentiel de toute une société : l’éloignement géographique de Tébessa à Maghnia n’est que topographique et atteste à lui seul l’immensité de notre beau pays dont nous sommes admirablement concitoyens ! Il s’agit pour moi de m’arrêter à cette date qui m’accroche et me fait vivre encore.
Ce jour éternel où l’on est venu, inconscient, fanatisé et violent extirper de sa famille, de sa ville, de ses planches et de son pays, un père de famille, un habitant, un artiste et un symbole surpris sur le sentier sinueux qui mène à son pays profond. Comme chacun le constate, Alloula est toujours là en nous, en ses enfants et ses proches. Contrairement à ses tueurs, il n’est pas parti d’eux lui toujours, homme actif, les feux des tréteaux l’éclairent encore et les mots et les lettres rimés ou pas qu’il a laissés, pérennisent sa voix , eux , anonymes, rien ne les montre sauf les index de leurs victimes, ils sont repartis dans l’unique direction qu’ils préfèrent : les ténèbres d’où ils sont d’ailleurs venus et la nuit sans étoiles qui les a aveuglément dirigés vers son destin, car ils honnissent les étoiles, lui s’en est une. Ils ont visé, mais pas atteint le cerveau fécond, qui nous fait parler à distance. Son message d’homme de culture se lit par la façon la plus simple et la plus douce, celle de la langue de toutes les mères du pays. C’est pourquoi ils ont funestement précipité son départ. 10 mars 1994 - 10 mars 2006
Repose en paix Abdelkader Saâdallah Djamel

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