Régions Centre : ALGER
Des logements haut standing décriés


Au 94, avenue Boudjemaâ-Moghni (ex-Parnet) à Hussein Dey, le torchon brûle entre les copropriétaires et le promoteur. Selon ces derniers qui nous ont invité à visiter les lieux : “Le promoteur n’a pas respecté ses engagements. Nous avons acheté des appartements sur la base d’une annonce publicitaire parue dans les quotidiens nationaux mais aujourd’hui, nous considérons qu’il nous a trompés et floués puisque les avantages qu’il nous a fait miroiter à travers la presse, et notamment l’ascenseur avec interphone, sont inexistants.”

Un tour du complexe fait apparaître une façade externe dénudée et une entrée principale dont l’ouverture se fait avec un crochet et donne sur un parking : “On devait garer nos voitures dans un garage couvert en sous-sol, mais il nous a été impossible de le faire pour la simple raison que le promoteur l’utilise pour des véhicules sous-douane, vu qu’il est aussi le représentant d’un constructeur automobile”, renchérissent nos interlocuteurs en colère qui indiquent que lorsque les pluies sont abondantes, comme ce fut le cas il y a quelques semaines, le parking est transformé en piscine et la cage d’escalier est toujours inondée avec des escaliers dont le revêtement est absent. L’accès aux appartenants fait apparaître au plafond des fils électriques dénudés et des placards ouverts avec l’absence de gaines protectrices. La réservation faite pour l’ascenseur est encore vide. “Cette ouverture est un danger permanent pour nos enfants qui risquent d’y tomber à chaque instant vu que les portes sont juste fermées avec un fil électrique”, nous signale un copropriétaire, qui poursuit : “Ce n’est que récemment que la Sonelgaz a installé les compteurs pour l’alimentation en gaz naturel. Quant à l’électricité et l’eau, c’est lui qui nous alimente et comme il est en conflit avec l’ADE et la Sonelgaz, ces deux entreprises, pourtant à caractère commercial, ne veulent pas attribuer un compteur pour chaque occupant.” La terrasse offre en spectacle assez désolant avec plusieurs citernes réparties anarchiquement et des paraboles scellés sur le sol et entrecoupées de tuyaux servant à l’alimentation en eau. “Nous avons été obligés de mettre nos paraboles sur la terrasse parce que nous ne possédons pas de balcons et nous avons payé 700 millions de dinars pour l’achat du F5 haut standing mais en fait c’est un bidonville de luxe que nous possédons”, s’exclame un autre copropriétaire qui nous a rejoint. Quant au promoteur incriminé, il accepte de nous parler mais à la seule condition de ne pas enregistrer ses déclarations. Accompagné de son fils, il nous guide vers un nouveau tour du complexe en répondant sur chaque point à ses accusateurs. Sur les avantages décrits dans son placard publicitaire, il se montre catégorique : “Vous pouvez vérifier. Tous les avantages cités sont là. La vue panoramique sur la baie d’Alger, l’accès à l’autoroute avec une sécurité permanente assurée puisqu’il y a deux gardiens et un chien.” Sur l’absence d’ascenseur et de l’interphone, il précise : “C’est un faux problème, vous avez pu constater que la réservation de l’ascenseur est prévue. Il sera installé et mis en fonction à la fin des travaux de l’ensemble du complexe.” Puis, il nous fait visiter un appartement témoin qu’il occupe lui-même au dernier étage : “C’est ce type d’habitation que ces gens ont payé et elles ont été livrées complètement finies. Moi-même j’habite ici et je vis les mêmes problèmes auxquels je compte apporter une solution, mais il faut être patient.” Au sujet de l’absence de compteurs électriques, il nous exhibe une facture de 25 millions de centimes : “Ceci est le montant d’un seul trimestre. Pour le moment, c’est moi qui honore ces dépenses et vous savez bien qu’il faut du temps à la Sonelgaz pour venir installer les compteurs particuliers.” Puis il interpelle un résidant pour lui demander de nous confirmer qu’il avait loué son appartement à des Allemands travaillant pour le compte de l’entreprise Gama qui réalise actuellement les travaux du futur métro d’Alger : “Vous voyez, si des Allemands ont accepté d’habiter ici, c’est que la situation n’est pas aussi dramatique que vous l’ont décrite les copropriétaires.” Qui a tort ? Qui a raison ? Ce sera à la justice de trancher puisque les copropriétaire nous ont informé qu’ils ont décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. H. B.

Nuit mouvementée à la Sûreté de daïra de Zéralda 

Une situation particulière que celle qu’a vécue avant-hier le siège de la Sûreté de daïra de Zéralda. Selon une source sûre, il était deux heures du matin passées, lorsqu’un individu, ne dépassant la trentaine et muni d’une hache, a fait irruption à l’intérieur de la structure policière, provoquant un véritable climat de terreur. A l’aide de son arme, il porta des coups à l’encontre de trois policiers qui se trouvaient à l’intérieur de la Sûreté urbaine, les blessant grièvement, ce qui a nécessité leur transfert vers le CHU Mustapha d’Alger. L’agresseur, dont l’identité n’est pas connue des services de police, serait âgé de 28 ans. Un des policiers s’est vu dans l’obligation de réagir en usant de son arme. Touché par des coups de feu, le forcené a été aussitôt transféré vers l’hôpital de la localité où il a succombé à ses blessures. Une enquête diligentée par les éléments de la police après saisine du parquet général de la cour d’Alger a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes et les causes ayant été à l’origine de ce drame.
A. B.

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