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Libération des terroristes du GIA et du GSPC. Interrogé, le
ministre de la Justice s’est montré très ferme : “Non ! Antar
Zouabri n’est pas concerné !”
Ouf ! J’ai eu peur
Aujourd’hui, je vais me glisser dans la vieille peau de Pierre Bellemare et
vous raconter une étonnante et extraordinaire histoire vécue par l’Algérie entre
1990 et 1999. Une histoire toujours pas élucidée : les rares témoins encore en
vie, encore en état de raconter, non suicidés, non victimes d’étranges accidents
racontent ce qui suit : “En Algérie, un peu après 1992, un phénomène étrange est
apparu dans nos villes et campagnes. Surtout dans les campagnes. Le soir,
généralement, au moment où toute la maisonnée goûte à des instants de quiétude
familiale, sans que l’on sache vraiment pourquoi, subitement, sans prévenir,
sans préavis, des nourrissons qui, comme leur nom l’indique, ne marchent pas
encore, ne rampent même pas pour beaucoup d’entre eux, se mettent soudain
debout, le buste bien droit, l’œil décidé et se dirigent d’un pas ferme vers la
gazinière, la cuisinière, sous le regard éberlué de leurs parents incrédules.
Sans trembler, sans dévier d’un centimètre du trajet salon-cuisine, les
nourrissons allument avec leurs petites mains fragiles et frêles le four de
ladite cuisinière, en règlent le thermostat sur le 8 pour qu’il chauffe
rapidement, vérifient que les becs sont propres et permettent une bonne
combustion, puis, toujours avec un calme et un détachement déroutants, ouvrent
la gazinière et s’y engouffrent prestement. La famille horrifiée n’a pas le
temps de réagir que les bébés rôtissent déjà. Plus troublant encore, toutes les
tentatives pour les sortir de la fournaise s’avèrent vaines, car les nourrissons
se sont généralement arrangés pour refermer la cuisinière à double tour après
s’y être engouffrés.” Voilà donc l’incroyable histoire, l’extraordinaaaaaaaaaaire
(eh oui ! Je fais aussi les intonations de Bellemare), récit des bébés algériens
qui se suicidaient dans des cuisinières entre 1990 et 1999. En attendant que je
vous raconte d’autres histoires tout aussi extraordinaires sur cette Algérie des
années 90, une Algérie décidément pleine de mystères non résolus, je vous invite
à fumer du thé et à rester éveillés, le cauchemar continue.
H. L.
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