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Il fait nuit. Il fait froid. Sur la plage déserte, les rafales de mars
gonflent les vagues et ballonnent le sable. Vents du large. Vents saturés de
souvenirs, de mots, d’images. Vents de la mémoire, venus des étés brûlants,
débordants de soleil, sentant l’huile de bronzage et les fritures des midis
paisibles. Vents de tendresse gravant des mots passionnés et sculptant des
poèmes d’amour sur le corps d’une plage nue, fragile et cruellement gelée.
Suite...
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