Lundi 13 Mars 2006
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Corruptions
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

LES 12 HISTORIQUES !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

“Mort de Slobodan Milosevic.”

Un acte isolé ?

Je ne sais si d’ici à ce que vous lisiez cette chronique, Layada aura été effectivement libéré. Je sais par contre qu’hier, vers les coups de 16 heures 30, sa famille, des proches, des amis, des sympathisants et des journalistes taghouts attendaient devant la porte du pénitencier Serkadji la sortie du fondateur du GIA. Si ! Si ! Répétez après moi : “Layada, fondateur du GIA !” Pour être tout à fait juste et fidèle à l’histoire glorieuse de ces mouvements de libération que sont les GIA, MIA, FIDA et autres GSPC, précisons tout de même qu’ils étaient 12 ou 13 derrière la naissance du Groupe islamique armé. Et parmi eux, le tôlier Layada n’était pas le moins enthousiaste. 12 ou 13 gugusses qui ont dû se dire “si 22 l’ont fait, pourquoi pas nous ?”. Ne manque à la panoplie héroïque qu’une photo en noir et blanc des 12 ou 13 fondateurs du GIA, posant pour la postérité. Ne riez pas. Ceux qui rient aujourd’hui verront demain leurs enfants apprendre l’histoire de ce pays dans des livres où la photo des 12 ou 13 fondateurs du GIA aura remplacé celle des 22. Faut d’autant moins rire que mon portable vient de sonner et qu’à l’autre bout sans fil, un confrère me confirme la présence de Ali Benhadj devant le portail de Serkadji. Voilà le dispositif en voie avancée de recomposition, le FIS accueillant à bras ouverts son bras armé fraîchement libéré. Y a plus de république ! Y a plus de textes de loi qui interdisent les attroupements de plus de trois personnes. Benhadj peut venir au nez et aux barbes naissantes du régime plastronner, donner l’accolade à Layada, l’embrasser goulûment, lui montrer d’un geste ample du bras le pays en contrebas de Serkadji, comme pour dire : “Voilà ! Tout est à prendre. C’est notre heure !” Eh bien, servez-vous ! C’est jour de grand banquet. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

Nombre de lecture : 3199

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site