|
Professionnalisation de l’armée.
Boumaârafi est d’accord !
Quoi ? La libération de Abderezzak El Para et de Boumaârafi poserait problème
? Les gens qui nous gouvernent à l’insu de notre plein gré ne seraient pas tous
d’accord sur l’élargissement des deux gus ? Une frange du régime voudrait les
faire sortir de prison ? Une autre frange voudrait les garder encore un petit
chouïa derrière les barreaux ? J’y crois pas ! Ils auraient des problèmes de
conscience là-haut ? Ils hésiteraient ? Allons ! Allons ! Vous avez fait le plus
gros, et vous allez flancher maintenant, hésiter, marquer une halte et nous
claquer entre les doigts ? Mais non ! Mais non ! Détendez-vous, relâchez tout et
poursuivez votre grande œuvre pour laquelle vous resterez assurément dans
l’histoire. Dans quelle rubrique de cette histoire, je ne sais pas, mais vous
resterez tout de même dans l’histoire. Allez-y franco, sans retenue, comme vous
l’avez fait pour les autres. Il ne doit pas y avoir de discrimination entre les
terroristes. Ces valeureux combattants doivent tous bénéficier du même régime et
goûter enfin aux joies de l’extérieur. Vous avez ouvert quelques dizaines de
portes de cellules. Maintenant, lancez-vous et ouvrez-les toutes. Pourquoi
hésiter devant celle de Abderezzak El Para ? Vous avez peur des réactions ? Mais
les réaction de qui, bon Dieu ? Je ne vois personne manifester devant les
pénitenciers pour dénoncer ces libérations de criminels. Devant les prisons, je
ne vois que limousines rutilantes, je n’entends que youyous et ne respire qu’une
atmosphère lourde de musc et de poudre à venir. Alors, de grâce, ne minaudez pas
maintenant que c’est au tour de Abderezzak El Para et de Boumaârafi de
bénéficier de votre générosité débordante. LIBEREZ-LES ! En ce pays de luttes et
de combats lointains, aujourd’hui oubliés, personne ne se mettra en travers de
votre vaste projet. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
|