Lundi 20 Mars 2006
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AU POINT OU ON EN EST,
ON PEUT SE DIRE TUE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Professionnalisation de l’armée.

Boumaârafi est d’accord !

Quoi ? La libération de Abderezzak El Para et de Boumaârafi poserait problème ? Les gens qui nous gouvernent à l’insu de notre plein gré ne seraient pas tous d’accord sur l’élargissement des deux gus ? Une frange du régime voudrait les faire sortir de prison ? Une autre frange voudrait les garder encore un petit chouïa derrière les barreaux ? J’y crois pas ! Ils auraient des problèmes de conscience là-haut ? Ils hésiteraient ? Allons ! Allons ! Vous avez fait le plus gros, et vous allez flancher maintenant, hésiter, marquer une halte et nous claquer entre les doigts ? Mais non ! Mais non ! Détendez-vous, relâchez tout et poursuivez votre grande œuvre pour laquelle vous resterez assurément dans l’histoire. Dans quelle rubrique de cette histoire, je ne sais pas, mais vous resterez tout de même dans l’histoire. Allez-y franco, sans retenue, comme vous l’avez fait pour les autres. Il ne doit pas y avoir de discrimination entre les terroristes. Ces valeureux combattants doivent tous bénéficier du même régime et goûter enfin aux joies de l’extérieur. Vous avez ouvert quelques dizaines de portes de cellules. Maintenant, lancez-vous et ouvrez-les toutes. Pourquoi hésiter devant celle de Abderezzak El Para ? Vous avez peur des réactions ? Mais les réaction de qui, bon Dieu ? Je ne vois personne manifester devant les pénitenciers pour dénoncer ces libérations de criminels. Devant les prisons, je ne vois que limousines rutilantes, je n’entends que youyous et ne respire qu’une atmosphère lourde de musc et de poudre à venir. Alors, de grâce, ne minaudez pas maintenant que c’est au tour de Abderezzak El Para et de Boumaârafi de bénéficier de votre générosité débordante. LIBEREZ-LES ! En ce pays de luttes et de combats lointains, aujourd’hui oubliés, personne ne se mettra en travers de votre vaste projet. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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