Le Soir Auto : 10e SALON DE L’AUTOMOBILE D’ALGER
Sovac, Peugeot, Hyundai et Nissan se démarquent


Les lampions de la 10e édition du Salon de l’automobile d’Alger se sont éteint vendredi dernier sur un bilan très mitigé. Autant certains stands étaient bien nantis en nouveautés, autant les vieux réflexes de foire aux remises étaient si présents et si insistants. S’il est devenu à force de répétition légitime pour le visiteur de s’attendre à des prix plus attractifs durant cette période, il l’est d’autant moins de la part des constructeurs d’inscrire leur participation dans une perspective essentiellement commerciale.
C’est en fait tout l’intérêt qu’on accorde à une manifestation qu’on souhaiterait une vitrine des innovations technologiques qui caractérisent l’évolution de l’industrie automobile mondiale aujourd’hui. Ceci étant, et au risque de nous répéter, l’on ne peut que nous réjouir, un tant soit peu, des efforts accomplis par les uns et par les autres pour élever le niveau de leurs stands respectifs. Il est bien loin, en effet, le temps du formica à profusion et de la moquette bas de gamme qui habillaient les espaces. Un souci de qualité bien perceptible semble désormais animer les représentants des différentes marques. Mais ils gagneraient toutefois à se consacrer à l’innovation et à la créativité pour se distinguer encore davantage. Les visites aux autres salons de l’auto à travers le monde contribueraient sans doute à mieux enrichir les projets. Dans une tentative d’esquisser un classement approximatif — en attendant l’élaboration de critères techniques et stylistiques — des meilleurs stands de cette édition, nous nous sommes délibérément limités aux deux seuls éléments du design et des nouveautés. A ce titre, on a relevé que le stand de Sovac se démarque nettement du lot avec une architecture recherchée et adaptée différemment aux trois marques qu’il représente, ainsi qu’un nombre important de nouveautés proposées, notamment, Volkswagen Fox, Jetta, Phaeton, Audi Q7 et Seat Altea. L’affluence record du public en est le meilleur témoin. Seul couac, on relève la disposition quelconque des voitures en dépit des grands espaces qui leur étaient réservés. Viendrait ensuite Nissan qui a, indiscutablement, réalisé un bond qualitatif important. Un aménagement moderne et ergonomique qui ne laisse pas indifférent. Les modèles et surtout les nouveautés, TIIDA, Micra coupé cabriolet et Armarda sont ainsi bien mis en valeur, malgré le manque criant d’animation. Comme à ses habitudes, Peugeot propose un stand assez créatif, étudiant harmonieusement l’emplacement des véhicules et la circulation des visiteurs. Dommage, que la 207 qui est à sa deuxième sortie mondiale après Genève, n’ait pas fait l’objet d’une attention et d’une animation particulière, sachant que ce véhicule occupe une place prépondérante dans la stratégie commerciale de la marque française. Le leader du marché de l’automobile en Algérie pour l’année 2005, Hyundai et en dépit d’un décalage “artistique”, s’est nettement distingué par deux évènements majeurs, la visite d’une importante délégation coréenne comprenant le ministre de l’Industrie et le président du groupe Hyundai, et la présence du tout nouveau Santa Fe et de l’Azera. Un écran géant, une disposition recherchée des véhicules, une animation autour du thème du football sont autant d’arguments convaincants en faveur de Hyundai Motors Algérie. Pour sa part, la marque Toyota semble souffrir cruellement du manque d’espace et les modèles présentés ne sont pas de ce fait, bien valorisés, et l’absence de la nouvelle Yaris est du reste bien visible. Heureusement, que le “roi” Hilux dans sa nouvelle robe, a su compenser le reste. D’autres stands méritent, également, l’attention. Ceux de Ford, symbolique et convivial rehaussé par la présence de la dynamique Focus ST, de KIA aux tons si agréables et où trône la toute nouvelle Rio, et Citroën assez recherché mais qui se contente hélas de la C3 restylée alors que la nouvelle C6 a défrayé la chronique par son style et les innovations technologiques qu’elle apporte. C’est dire que les chemins semblent se déblayer pour laisser la voie à un véritable Salon de l’automobile d’Alger.
B. Bellil

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