L’interprète de musique arabo-andalouse, Farid Khodja, se produira ce soir à partir de 20 heures à l’auditorium de la radio Aïssa Messaoudi, à Alger où il aura à interpréter une nouba zidane, suivie d’un deuxième programme dans les genres hawzi et aroubi.
Pour la nouba, Farid Khodja a choisi pour le public un morceau d’anthologie au titre de Touh’ya bikoum koulou ardhine tenzilouna biha, suivi d’un insiraf Ya kamil el maâniet d’un khlas Ama tetaqi Allah. Profitant de la saison du printemps, le chanteur a intégré à son programme une autre pièce chère à Dahmane Benachour, intitulée Errabiî eqbel (le printemps arrive). Cette qacida du poète Saïd Ben Abdellah El Mendassi glorifie la saison des amours et offre une large palette de noms de fleurs et d’oiseaux usités dans la langue parlée du Maghreb. En véritable botaniste et ornithologue de son temps, le poète nous fait pénétrer dans les jardins féeriques d’une époque où la nature avait encore droit de cité. D’khil hasbek ya ould ettire sera une autre chanson puisée dans le registre hawzi du poète Boumediène Bensahla que Farid Khodja interprétera. Elle sera suivie de Ochqi fezzine et de Ya moulet el âyen el kahla. Pour clôturer la soirée, rien de mieux qu’une enchanteresse qacida aux accents de douceur et de sensibilité à travers laquelle le poète Bensahla transmet sa douleur car meurtri par l’indifférence d’une dulcinée qui ne l’a jamais compris. La chanson a pour titre Nar erouakoum lehab (la flamme de votre passion est brûlante).
M. Belarbi
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