Mercredi 22 Mars 2006
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Le Soir Retraite
Le Soir Auto
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

PAS VOUS, PAS ÇA !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

La licence d’importation des véhicules de moins de 3
ans réintroduite pour les…

…anciens terroristes

Ainsi donc Monsieur Borrell, président du Parlement européen de votre état, vous ne trouvez rien de scandaleux dans le traitement de la presse algérienne par le régime en place. Vous poussez votre «étonnement étonné» jusqu’à comparer avec les pays du Bassin méditerranéen, et vous estimez benoîtement que la presse algérienne n’est pas la plus brimée, la plus mal lotie. Dans votre réponse à l’ONG Reporters sans frontières, j’avais l’impression de sentir l’odeur du thé servi à Alger, de humer la douceur des dattes et des friandises dégustées à l’ombre d’une actualité tenue loin des parasols de cette «paradisiaque Algérie». Mais vous êtes, il est vrai, président d’un Parlement européen tenu par des obligations tellement supérieures qu’elles ne peuvent tenir dans l’étroit réduit de la Maison de la Presse algérienne. Encore des yeux qui se baissent, font semblant de ne pas voir, se détournent sans donner l’air de vraiment trahir. Nous sommes hélas habitués aux lâchages. Nous savons rester humbles quant à l’idée que nous nous faisons de notre «poids» politique face aux enjeux économiques. Par contre, là où aucun enjeu, aucun calcul stratégique et aucun compromis ne peuvent être trouvés ni passés, c’est sur le dos de Mohamed Benchicou. Non, Monsieur Borrell ! Vous ne pouvez pas répéter sans froncer les sourcils l’argument que vous sert Alger sur les motifs «de droit commun» qui sont à l’origine de l’emprisonnement de Benchicou. Non, Monsieur Borrell ! Je ne ferai pas insulte à votre intelligence ni à vos combats pour la libre expression pour croire un instant que vous accordiez du crédit à ces mensonges et à ces alibis confectionnés par des officines dont le seul boulot ici est de fabriquer du mensonge et des salissures à balancer sur les irréductibles. Non, Monsieur Borrell. Pas vous ! Pas ça ! Passe encore que vous baissiez les yeux gênés, mais les fermer complètement devant l’injure faite à l’une des plus grandes plumes de ce Bassin méditerranéen qui vous tient tellement à cœur, non ! Qu’entre le sort de la presse algérienne et les enjeux d’argent vous ayez fait votre choix, soit ! L’histoire retiendra. Mais jamais par la calomnie et l’infâme anathème du délit de droit commun fabriqué à Alger et que vous avez mécaniquement relayé à Bruxelles. Pas vous, Monsieur Borrell ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

Nombre de lecture : 3221

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site