|
La licence d’importation des véhicules de moins de 3
ans réintroduite pour les…
…anciens terroristes
Ainsi donc Monsieur Borrell, président du Parlement européen de votre état,
vous ne trouvez rien de scandaleux dans le traitement de la presse algérienne
par le régime en place. Vous poussez votre «étonnement étonné» jusqu’à comparer
avec les pays du Bassin méditerranéen, et vous estimez benoîtement que la presse
algérienne n’est pas la plus brimée, la plus mal lotie. Dans votre réponse à
l’ONG Reporters sans frontières, j’avais l’impression de sentir l’odeur du thé
servi à Alger, de humer la douceur des dattes et des friandises dégustées à
l’ombre d’une actualité tenue loin des parasols de cette «paradisiaque Algérie».
Mais vous êtes, il est vrai, président d’un Parlement européen tenu par des
obligations tellement supérieures qu’elles ne peuvent tenir dans l’étroit réduit
de la Maison de la Presse algérienne. Encore des yeux qui se baissent, font
semblant de ne pas voir, se détournent sans donner l’air de vraiment trahir.
Nous sommes hélas habitués aux lâchages. Nous savons rester humbles quant à
l’idée que nous nous faisons de notre «poids» politique face aux enjeux
économiques. Par contre, là où aucun enjeu, aucun calcul stratégique et aucun
compromis ne peuvent être trouvés ni passés, c’est sur le dos de Mohamed
Benchicou. Non, Monsieur Borrell ! Vous ne pouvez pas répéter sans froncer les
sourcils l’argument que vous sert Alger sur les motifs «de droit commun» qui
sont à l’origine de l’emprisonnement de Benchicou. Non, Monsieur Borrell ! Je ne
ferai pas insulte à votre intelligence ni à vos combats pour la libre expression
pour croire un instant que vous accordiez du crédit à ces mensonges et à ces
alibis confectionnés par des officines dont le seul boulot ici est de fabriquer
du mensonge et des salissures à balancer sur les irréductibles. Non, Monsieur
Borrell. Pas vous ! Pas ça ! Passe encore que vous baissiez les yeux gênés, mais
les fermer complètement devant l’injure faite à l’une des plus grandes plumes de
ce Bassin méditerranéen qui vous tient tellement à cœur, non ! Qu’entre le sort
de la presse algérienne et les enjeux d’argent vous ayez fait votre choix, soit
! L’histoire retiendra. Mais jamais par la calomnie et l’infâme anathème du
délit de droit commun fabriqué à Alger et que vous avez mécaniquement relayé à
Bruxelles. Pas vous, Monsieur Borrell ! Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
|