Actualités : LA JUSTICE GELE LE DEBRAYAGE DES VETERINAIRES
La grève de douze jours n’aura pas lieu


Le mouvement de débrayage des vétérinaires, devant avoir lieu à partir de samedi prochain pour jusqu’au 5 avril, n’aura pas lieu. La chambre administrative des référés d’heure en heure de la cour d’Alger, Abane- Ramdane, a gelé, hier, ce mouvement après dépôt de plainte par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
Ce dernier a introduit cette action en justice en invoquant, entre autres, «les conséquences fâcheuses de ce mouvement sur l'économie nationale et sur la santé publique». Le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP) avait, pour rappel, déposé le 11 mars dernier un préavis de grève de douze jours auprès de la chefferie du gouvernement, des ministères de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Intérieur et des Collectivités locales, de la Pêche et des Ressources halieutiques et celui du Travail et de la Sécurité sociale. C’est au vu «des résultats de la non-satisfaction des revendications, notamment le régime indemnitaire» que le SNVFAP a pris la décision de faire cette grève lors de la réunion du conseil national consultatif tenue le 2 mars dernier à Alger en présence de 38 délégués de wilaya. Ce débrayage devait être le cinquième mouvement de contestation observé par ce syndicat depuis sa création en 2004. En effet, une semaine de grève du 4 au 10 février dernier avait été observée par ce corps. Une année plus tôt, durant les fêtes de l’Aïd El-Adha, les vétérinaires ont porté des brassards sur lesquels étaient inscrits “vétérinaires en colère” en accomplissant leurs tâches dans les abattoirs. Le 5 février 2005, après avoir déposé un préavis, la grève est gelée. Idem pour le débrayage de trois jours devant se dérouler du 5 au 8 novembre 2005. Il est à souligner que cette corporation compte plus de 1 400 agents répartis entre les ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, de la Pêche et de l’Agriculture et du Développement rural. Pour rappel, parmi les principales revendications des vétérinaires, «la révision à la hausse de l’indemnité spécifique globale, l’indemnité de contagion et de pénibilité ainsi que l’indemnité de documentation ». Ces fonctionnaires s’estiment lésés sachant que le salaire d’un vétérinaire ne dépasse pas les 15 000 DA. Ils remettent en cause, également, les moyens de travail dont ils disposent, notamment dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire. Sur un autre plan, le syndicat des vétérinaires avait dénoncé la conduite de leur tutelle qui a décidé, «sans consultation préalable, d’attribuer par arrêté ministériel une de leurs prérogatives, à savoir les prélèvements et dépistages, aux vétérinaires praticiens privés».
Meriem Ouyahia



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