Lundi 27 Mars 2006
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SERIAL PRESIDENT !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Economie ! Les experts sont formels : pas de convertibilité
totale du dinar avant la libération …

…de Boumaârafi.

C’est en regardant l’autre jour les images retransmises par l’ENTV montrant des avocats honorant Abdekka du titre de premier «bokato» du pays et l’habillant d’une belle robe noire que je me suis posé la question : d’où nous vient cette habitude de décerner à tout-va des présidences d’honneur au déjà président du pays ? A la moindre occasion, au plus petit frémissement du vent, dès le "chourouk" d’un brin de soleil, des organisations, des associations, des forums, des assemblées ou des partis s’empressent de désigner le chef de l’Etat au sommet de leur pyramide. L’autre fois, c’était Belkhadem qui épinglait sur le veston de Abdekka le badge de président d’honneur du Front. L’autre jour, c’est l’Association des joueurs professionnels qui s’offrait Boutef’ en guise de président d’honneur. L’autre jour encore, c’est le Comité olympique qui, à défaut de décrocher des médailles aux olympiades, en accrochait une sur le revers de la veste de Si Abdelaziz. Et je dois en oublier toute une flopée en route, tellement ils sont nombreux ceux qui n’hésitent pas à mettre le président de la République à toutes les sauces. La fièvre dans ce domaine étant fortement contagieuse, je vois d’ici l’ANHG, l’Association Nationale des Horticulteurs Gauchers, désignant Boutef’ président d’honneur. Aussitôt imitée en cela par le CAJS, le Club Algérois de Joueurs de Scrabble, le CNPRO, le Comptoir National de la Pièce de Rechange d’Origine, la CBSPO, la Confédération des Brocanteurs Spécialisés dans la Période Ottomane ou encore la LUCBKCFD, la Ligue des Usagers en Colère de Bus Karsan Conduits par des Fous Dangereux. Autant d’honorables structures qui ont autant de raisons de placer Abdekka à leur tête qu’en a un «avocat des libertés» d’applaudir à tout rompre le principal artisan du verrouillage de ces libertés. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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