Depuis le 25 mars dernier, le capital social d’Algérie Télécom (AT) est passé de 100 000 000 millions de dinars à 50 000 000 000 de dinars. Cette décision a été prise le 14 janvier dernier lors de la réunion du conseil d’administration de cette importante entreprise publique économique (EPE), mais elle n’a été communiquée officiellement aux autres responsables de l’entreprise que le 25 du mois en cours. La décision en question a été publiée sur les colonnes du bulletin officiel des annonces légales sous la référence n° 83 bis du 14/01/2006. La note d’information faisant état de cette «importante » décision adressée respectivement aux chefs des divisons centrales, aux directeurs généraux de Djaweb, d’ATS, aux directeurs centrales, aux directeurs territoriaux des télécommunications, au responsable de la communication et aux coordinateurs des unités opérationnelles des télécommunications et dont Le Soir d’Algérie a obtenu une copie, indique que cette augmentation du capital social d’Algérie Télécom avait fait «l’objet d’une résolution prise par les organes compétents » et par voie de conséquence, «il est demandé de faire prendre toutes les dispositions utiles à l’effet d’adapter tous les documents et autres supports en rapport avec cette modification.» Une décision que le premier responsable d’Algérie Télécom, en l’occurrence M. Ouarets, qualifie «d’importante », voire «à la fois une assurance et une garantie qui permettront à l’opérateur historique de se placer et de conforter sa position sur le marché financier national». Le patron d’Algérie Télécom, qui se trouve en tournée d’inspection à l’intérieur du pays à la tête d’une importante délégation de son entreprise, nous a fait savoir que «l’augmentation du capital d’Algérie Télécom agréera sa démarche d’emprunt qu’elle compte lancer prochainement». Mieux, pour notre interlocuteur, «cela dénote de la bonne santé financière de notre entreprise.» Par ailleurs, notre interlocuteur nous fait savoir que «cet argent frais injecté dans le capital d’Algérie Télécom était en réserve dans ses compte. D’où notre recours à l’injecter dans le capital social». (*) Des propos que conforte le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs des postes et télécommunications (FNTPT-UGTA). A cet effet, M. Mohamed Tchoulak a souligné pour sa part qu’il «s’agit là d’une décision importante qui dénote de la solidité de notre entreprise». «Une solidité » que le premier responsable de la fédération lie «à la stabilité que l’entreprise connait et ce, grâce au travail de sensibilisation et de mobilisation assuré par les représentants des travailleurs auprès des collectifs de fonctionnaires d’Algérie Télécom». En d’autres termes et de l’avis d’un grand nombre d’observateurs, «le partenaire social a grandement contribué à la réalisation des résultats réalisés par Algérie Télécom et ce, en accompagnant les réformes positives engagées dans le secteur». Pour Mohamed Tchoulak, «le temps nous a donné raison et ce résultat est le fruit de tous les fonctionnaires d’Algérie Télécom». Cependant sur un autre plan, ces mêmes observateurs considèrent qu’à travers cette augmentation du capital de l’EPEAT, les managers de l’entreprise et par voie de conséquence le gouvernement qui est le propriétaire unique d’Algérie Télécom disposent d’arguments de taille lorsque l’ultime étape de négociations pour l’ouverture du capital est entamée. A ce propos, il est à noter que la privatisation du secteur des services, autrement dit l’ouverture du capital d’Algérie Télécom constitue l’une des conditionnalités de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lors des différentes négociations avec les pays ayant émis le vœu d’y adhérer à l’instar de l’Algérie. A ce sujet, le directeur général d’Algérie Télécom avait indiqué lors de sa dernière sortie médiatique qu’«Algérie Télécom ne cherche pas un partenaire malade, précisant que la privatisation d’Algérie Télécom est déjà programmée, qu’un business-plan a été établi avec un investissement de plus de 203 milliards de dinars, soit 2,5 milliards de dollars et ce, pour préparer la mise à niveau de l’entreprise ». "Nous cherchons un grand partenaire à l’image de France Télécom, Deutch Telekom ou encore Téléfonica ou Vodaphone." Avant d’ajouter : "Nous cherchons un partenaire qui apportera son savoir-faire, sa technologie, mais aussi ses techniques de marketing afin de reprendre notre quota dans le marché du mobile mais aussi de la téléphonie fixe." Il est à préciser que la part du marché détenue par AT, faut-il le préciser, comprend aussi bien la téléphonie fixe et mobile, Internet et le VSAT que d’autres services des TIC. « La bonne santé d’AT s’est concrétisée en 2005 par un chiffre d’affaires de 122 milliards de dinars, en hausse de 30% par rapport à 2004.» Nous sommes l’un des rares opérateurs publics de par le monde à réaliser un tel résultat», s’est félicité le Pdg d’AT. Cela dit, il est à noter qu’Algérie Télécom est une société par actions à capitaux publics opérant sur le marché des réseaux et services des communications électroniques. Sa naissance a été consacrée par la loi 2000/03 du 5 août 2000, relative à la restructuration du secteur des Postes et Télécommunications, qui sépare notamment les activités postales de celles des télécommunications. Abder Bettache youcefabder@hotmail.com
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