Les directeurs régionaux des œuvres universitaires sont avertis : la justice sera saisie à chaque fois que des infractions à la réglementation des marchés publics seront commises par les gestionnaires. Premier concerné : l’ex-directeur des œuvres universitaires au niveau de la ville d’El Oued. Une plainte va être déposée maintenant que des preuves tangibles sont retenues contre lui. En totale violation de la loi, il a déclaré infructueux un avis d’appel d’offres pour approvisionner des restaurants universitaires avant d’opter pour le gré à gré. Résultat : des écarts de 203 DA par kilo de viande fraîche et pas moins de 100 DA pour la viande congelée. En multipliant l’écart par les milliers de kilos nécessaires, la «ristourne» que ce gestionnaire a pu empocher s’élève à plusieurs milliers de dinars. Un exemple parmi tant d’autres, donné hier par le ministre de l’Enseignement supérieur qui réunissait l’ensemble des directeurs régionaux des œuvres universitaires. A ces derniers, il dira qu’ils sont «pénalement responsables» de toutes les dérives et que seul le strict respect du cahier des charges pourra les mettre à l’abri des poursuites. La réunion qui avait pour objectif la préparation de la rentrée universitaire 2006- 2007 a été l’occasion pour M. Harraoubia d’insister sur la nécessité d’assainir les cités U et d’en expulser tous les «extras» qui y résident. A leur tour, les différents directeurs ont exposé les problèmes auxquels ils font face au quotidien. Ils ont en commun le montant souvent élevé des dettes non payées. Plusieurs factures sont en effet en souffrance. L’administration centrale a pourtant fait savoir qu’elle venait de payer pas moins de 250 milliards de centimes, soit pas moins de 84% de l’ensemble des dettes. N. I.
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