Le technicum du nom Djebaïli Salah, le défunt recteur de l’USTHB de Bab
Ezzouar, ravi à l’affection des siens car assassiné sur le perron de
l’université qu’il dirigeait par des obscurantistes, abrite depuis mercredi
dernier jusqu’au lundi 27 mars pour une durée de cinq jours l’examen
régional réservé pour 108 enseignants du cycle primaire des wilayas de
Khenchela et Oum-El-Bouaghi.
“C’est le premier du genre”, dira le chef du
centre d’examen, Nouar Laïd, qui est le directeur du CEM chahid
Chami-Mohamed. Les 108 enseignants ont suivi des cours dispensés chaque
lundi par des enseignants des lycées selon les orientations de la direction
de la formation au niveau du ministère de l’Education nationale dirigée par
Chami Tahar, ex-recteur démissionnaire du centre universitaire de Médéa 20
enseignants des cycles moyen et secondaire assurent l’encadrement de cet
examen qui comporte 10 matières et qui sera suivi par un autre durant le
deuxième semestre puis un examen de rattrapage. Cette formation qui s’étale
sur trois ans est sanctionnée par un diplôme. Par ailleurs 140 enseignants
du cycle moyen passeront leur examen à partir du 28 mars pendant cinq jours.
La formation qui s’étale sur quatre ans sera sanctionnée par l’obtention
d’une licence ; l’encadrement est assuré par l’Université de la formation
continue de Khenchela dont le directeur, le Dr Boumaza Chérif, a procédé aux
dernières retouches puisque se seront les enseignants de l’UFC qui ont été
chargés de cette mission. La politique du ministère par une formation à
distance vise à perfectionner le niveau des enseignants des cycles primaire
et moyen et leur donner les moyens pour une promotion éventuelle dans leur
carrière. La stratégie du ministère vise à une gestion des ressources
humaines pour pouvoir assurer une meilleure formation aux élèves à l’heure
de l’ouverture économique et la mondialisation qui ont leurs exigences en
matière de capital humain et de mobilité de l’emploi à travers le pays et
les secteurs.
A. Maâchi
Mécontentement à AHD 54
Un communiqué, adressé au ministre de l’Intérieur et des Collectivités
locales, signé le 21 mars dernier et rendu public samedi dernier, fait état
d’un mécontentement de la contre le responsable d’AHD 54, Fawzi
Rebaïne. Les
signataires demandent une enquête administrative et des services de sécurité
pour ce qui est des subsides donnés par les pouvoirs publics au parti. Les
signataires sont quatre membres du bureau de wilaya de Khenchela et aussi du
conseil de wilaya et les secrétaires généraux de douze bureaux communaux de
Babar, Ouled-Rechach, Mahmel, Khenchela, Djellal, Chéchar, Kheirane,
Taouzienet, M’sara, Ouldja, Bouhmama et Kais, c’est-à-dire l’ensemble des
bureaux communaux où est implanté le parti. Les raisons de leur colère sont
liées à l’éviction du responsable du bureau de wilaya de Khenchela par Fawzi
Rebaïne et de son remplacement par ce dernier par un militant du Parti des
travailleurs qui n’a jamais été adhérent à AHD 54. Tout ce qui est dit au
sujet du responsable du bureau de wilaya de Khenchela, qui a été écarté,
c’est son passage devant la commission de discipline sans respect des
statuts du parti. Selon le communiqué, les bureaux communaux sont
marginalisés au moment où d’autres bureaux, au niveau de plusieurs wilayas,
sont écartés sans donner les raisons. S’agit-il d’une purge qui touche le
parti et décidée par la direction centrale qui a préféré dans ce cas agir
dans la discrétion ?
A. M.
Nombre de lectures : 718