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Culture : PRIX MALEK-HADDAD DU ROMAN
Hocine Allem lauréat 2006


C’est à la Bibliothèque nationale d’Alger que le grand prix national Malek- Haddad du roman sera décerné cette année à Hocine Allem, un jeune de 38 ans, enseignant à la faculté des lettres arabes de Mostaganem, et ce, en présence de la marraine de cette importante manifestation, en l’occurrence, la célèbre Ahlem Mostaghanemi ainsi que plusieurs personnalités du monde des arts Amine Zaoui, Rabia Djalti, Mohamed el Mili et autres Abdelhamid Mehri.
Un concours national qui en fait existe depuis l’an 2001 et auquel prennent part tous les deux ans des romanciers algériens. La nouveauté de cette année réside dans l’attribution du premier prix à un lauréat unique, contrairement aux précédentes éditions qui consacraient le haut du pavé à deux concurrents à la fois. Ainsi, après déjà Brahim Saâdi, Yasmina Salah, Aïssa Cheriet et Inaâm Biodh, ce sera au tour de Allem Hocine de décrocher à lui seul cette distinction à la faveur de son ouvrage Un pas dans le corps, dont le titre initial était L’horloge, et ce, devant une douzaine de concurrents dont des poètes à l’instar de Ahmed Abdelkrim. Un livre publié aux éditions Arab Scientific Publishers au Liban. Cette première expérience de ce jeune romancier algérien constitue, en vérité, un nouvel élan vers l’écriture du texte d’expression arabe moderne. Il s’agit là, en fait, d’un récit fragmenté dans le temps, douze jours exactement où l’auteur se distingue par un niveau syntaxique dans la narration qui aura d’ailleurs retenu l’attention du jury. Un récit truffé d’émotions qui raconte alors l’amour spirituel, voire charnel avec une ville comme Tlemcen où sont glorifiés bien des repères comme Sidi Haloui, patrimoine culturel et soufi, Sidi Boumediene et autres poésies et traditions... Autant de mythes que l’auteur essaie de réinventer dans la langue d’Ibn Khaldoun et ce, à travers de sacrées péripéties que vivront le temps d’une passionnante lecture, Youcef Ould El Mehdi El Kherras, héros de l’histoire, Baya El Bédjaouia, Leïla et le poète Benamar Benkhamis. Originaire de Sidi Bel Abbès et vivant depuis un moment au cœur du Dahra, l’auteur en question fera de la cité des Zyanides sa raison de vivre après y avoir passé le plus clair de son existence. Il y rencontrera de grands poètes à l’instar de Miloud Hakim, le romancier Abdelouahab Benmansour, ami intime de Mohamed Dib Souhil et autres hommes de lettres et philosophes. Entre El-Abbad, là où est enterré Sidi Boumediene et Béjaïa d’où vient cette personnalité, chantre de soufisme, le corollaire est ainsi fait par une jeune fille nommée Baya, hantée, elle aussi, par les secrets et mystères d’une ville qu’on considère comme lieu d’art et d’histoire… Soulignons enfin qu’un hommage a été rendu récemment au lauréat de l’université de Mostaganem et ce, par la faculté des lettres et des arts avec à sa tête Dr Ahmed Chaâlal, l’actuel doyen. Allem Hocine, d’autre part, toujours en proie aux nouveautés, envisage d’ores et déjà l’écriture de la suite de l’histoire tout en songeant à tenter à moyen terme, une autre expérience pour un tout autre challenge et à cet égard, c’est tout le mal qu’on lui souhaite.
Sid-Ahmed Hadjar

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