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Ouverture de la seconde session de formation politique


La deuxième session de printemps du MSP sur la formation politique s’est ouverte hier à l’hôtel Ryadh. Cette rencontre, à laquelle participent des responsables politiques et religieux algériens et internationaux, notamment l’imam Youcef El Karadaoui et Mouloud Hamrouche, est un forum destiné à la formation des cadres du parti islamiste membre de l’alliance présidentielle.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Abdelmadjid Menasra, président du conseil politique du MSP, présentera les grands axes de cette rencontre placée cette année sous le thème de la compétition en politique. «Dans les pays du tiersmonde, il existe plusieurs sortes de démocraties. Il y a la démocratie touristique, qui sert de faire-valoir et qui est présentée aux délégations étrangères, la démocratie inodore, incolore et sans saveur… Mais les populations n’acceptent plus ces démocraties de façade», dira Abdelmadjid Menasra. Selon lui, en Algérie, le prix des hydrocarbures est un facteur déterminant dans l’ouverture du champ politique. «Lorsque les prix du pétrole baissent, le champ politique est ouvert à toutes les sensibilités. Mais il suffit que le pétrole augmente pour que ce champ se rétrécisse », a indiqué Menasra, laissant sous-entendre que le partage de la rente ne peut profiter qu’à certaines formations politiques. Cette théorie s’applique donc au MSP, parti membre de la coalition gouvernementale. Mais cette politique de l’entrisme peut s’avérer risquée. Le témoignage de Anis Mati, représentant du Parti islamiste indonésien de la justice et du développement, en a fait réfléchir plus d’un au sein de l’assistance. «Lorsqu’un parti politique est dans l’opposition, ses militants ressentent de l’héroïsme. Mais une fois que ce parti entre au sein du gouvernement, ses militants changent d’attitude. Alors il revient à ses responsables de mettre en valeur toutes les actions positives du gouvernement et de minimiser les actions négatives. Le parti que je représente est dans cette situation puisque notre formation a fait son entrée au gouvernement depuis deux années. Mais en définitive, nous nous sommes rendu compte que nous avions perdu énormément de crédibilité au sein de la population», affirmera-t-il. «Nous devons être des partenaires critiques du gouvernement », ajoutera-t-il. Le constat de cet homme politique venu de l’autre bout de la terre s’applique également au MSP. Happée par l’administration, cette formation politique a effectivement perdu une partie de son électorat. Intervenant à son tour, Aboudjerra Soltani réfutera pourtant cette réalité. «Je dirai à notre invité d’Indonésie que le peuple revient toujours vers le parti qui respecte ses principes.» Et au sujet de l’art de pratiquer la politique, il ajoutera : «Le bon politicien est celui qui ne dit pas la vérité sans pour autant mentir.» Ministre d’Etat sans portefeuille, Aboudjerra Soltani expliquera à l’assistance que les populations des pays musulmans n’ont qu’un seul souhait : récupérer leur identité culturelle originelle. «L’annulation de Star Academy et la programmation de l’adhan à la télévision et à la radio sont des détails qui ont soulagé le peuple algérien. Il se reconnaît dans ces décisions.»
T. H.



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