Mercredi 29 Mars 2006
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TOUT LE MONDE N’AIME PAS FORCEMENT
LES LOUKOUMS ET LE THE A LA MENTHE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Conseil santé. Hallal ou pas, l’abus de viande provoque la goutte…

…qui fait déborder le vase !

C’est ce qui est embêtant avec le talent. Vous tentez de l’éclabousser avec des chiures de mouches, vous essayez de le salir avec des montages grossiers de caniveaux, vous entreprenez de le couper du monde en l’enfermant dans le «silloun», et il arrive malgré tout à échapper magistralement aux chiures de mouches, aux montages grossiers de caniveaux et aux murs censés êtres hermétiques de vos cellules. Ça doit être rageant de constater impuissant que des sommités telles que Salman Rushdie et Pen International qu’il préside ont décidé de décerner leur prix cette année à Mohamed Benchicou. Bon dieu de bonsoir ! Comment faire pour lutter contre ce genre de distinctions ? Museler les expressions ici, en Algérie, vous savez faire. Mais fermer leur gueule à des institutions internationales prestigieuses, ça vous ne savez pas, vous ne pouvez pas et vous ne pourrez jamais ! Comment réussir à dresser des barbelés et des miradors assez hermétiques et assez hauts pour empêcher la nouvelle d’un prix décerné à Benchicou de franchir nos frontières ? Aucun programme d’achat d’armes sophistiquées ne peut inclure des radars et des batteries antimissiles capables de détecter à temps et d’abattre en vol, au-dessus de notre espace aérien, l’information explosive d’un prix international attribué à Benchicou. Aucun contrôle aux frontières ne peut tenter de maquiller un prix littéraire et journalistique en vulgaire trafic de bons de caisse. Voila bien le casse-tête par excellence : les casseurs locaux de talents détestent ne rien pouvoir faire face à ce genre de situations. Les briseurs de plumes n’aiment pas leur impuissance avérée face à la reconnaissance internationale du talent. Ils peuvent tenter d’offrir les loukoums, le thé à la menthe et les petites douceurs aux invités étrangers pour qu’ils s’aveuglent sur la situation algérienne. Des fois, ça marche. Chirac et Borrell. D’autres fois, ça flope lamentablement en une semaine à peine. Le CPJ et Pen International. Eh ouais ! Faut croire que tout le monde n’est pas forcément amateur de loukoums et de thé à la menthe. Je fume du thé justement et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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