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Conseil santé. Hallal ou pas, l’abus de viande provoque
la goutte…
…qui fait déborder le vase !
C’est ce qui est embêtant avec le talent. Vous tentez de l’éclabousser avec
des chiures de mouches, vous essayez de le salir avec des montages grossiers de
caniveaux, vous entreprenez de le couper du monde en l’enfermant dans le «silloun»,
et il arrive malgré tout à échapper magistralement aux chiures de mouches, aux
montages grossiers de caniveaux et aux murs censés êtres hermétiques de vos
cellules. Ça doit être rageant de constater impuissant que des sommités telles
que Salman Rushdie et Pen International qu’il préside ont décidé de décerner
leur prix cette année à Mohamed Benchicou. Bon dieu de bonsoir ! Comment faire
pour lutter contre ce genre de distinctions ? Museler les expressions ici, en
Algérie, vous savez faire. Mais fermer leur gueule à des institutions
internationales prestigieuses, ça vous ne savez pas, vous ne pouvez pas et vous
ne pourrez jamais ! Comment réussir à dresser des barbelés et des miradors assez
hermétiques et assez hauts pour empêcher la nouvelle d’un prix décerné à
Benchicou de franchir nos frontières ? Aucun programme d’achat d’armes
sophistiquées ne peut inclure des radars et des batteries antimissiles capables
de détecter à temps et d’abattre en vol, au-dessus de notre espace aérien,
l’information explosive d’un prix international attribué à Benchicou. Aucun
contrôle aux frontières ne peut tenter de maquiller un prix littéraire et
journalistique en vulgaire trafic de bons de caisse. Voila bien le casse-tête
par excellence : les casseurs locaux de talents détestent ne rien pouvoir faire
face à ce genre de situations. Les briseurs de plumes n’aiment pas leur
impuissance avérée face à la reconnaissance internationale du talent. Ils
peuvent tenter d’offrir les loukoums, le thé à la menthe et les petites douceurs
aux invités étrangers pour qu’ils s’aveuglent sur la situation algérienne. Des
fois, ça marche. Chirac et Borrell. D’autres fois, ça flope lamentablement en
une semaine à peine. Le CPJ et Pen International. Eh ouais ! Faut croire que
tout le monde n’est pas forcément amateur de loukoums et de thé à la menthe. Je
fume du thé justement et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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