En réaction à nos articles portant sur la grève des médecins de la clinique de chirurgie obstétrique Sbihi, des infirmiers, des sages-femmes et autres employés, ainsi que des citoyennes figurant parmi les signataires, 19 personnes en tout, nous ont fait parvenir un écrit où ils croient deviner l’enjeu de la grève à laquelle ils n’ont pas pris part. Les signataires de ce qui ressemble à une pétition s’interrogent sur les mobiles de cette grève qui, selon eux, ne sont pas ceux invoqués par les grévistes. Ce laisser-aller total régnant depuis des années qui a fait fuir les parturientes vers les cliniques privées au prix de sacrifices insupportables, ni l’exiguïté des locaux à laquelle ils n’accordent aucun crédit, ni le manque de matériel, de plateau technique et de personnel qui motivent le mouvement mais le besoin “de continuer à disposer d’une liberté de mouvement absolue dans l’impunité.” C’est pour cela, selon les auteurs de l’écrit, que l’on cherche à éloigner la direction de l’enceinte de cette structure au lieu de saisir sa proximité et son accessibilité pour l’acculer à répondre aux besoins du corps soignant, en logistique, médicaments et autres. “Si leur intention était de redresser une situation catastrophique, exiger les meilleures conditions de travail pour une prise en charge dans les normes des malades, ils devraient exiger la réintégration de la clinique au CHU dont le budget, les moyens techniques et humains sont en mesure de satisfaire ces revendications, objectent les signataires. Rappelant le transfert de la clinique de la Cnas, tutelle originelle, au CHU pour des besoins de formation avant d’être affectée au secteur sanitaire sur injonction de la tutelle, les intéressés affirment que les problèmes de cette clinique n’ont rien d’exceptionnel, ça serait le cas de la plupart des structures du secteur sanitaire de Tizi-Ouzou, et éloigner les gestionnaires du terrain contribuerait à leur enlisement, soulignent- ils, en conclusion d’un avis qui confirme en filigrane le bien-fondé des revendications essentielles tout en mettant en doute la sincérité des grévistes accusés de vouloir échapper à tout contrôle administratif dans un but inavoué. B. T.
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