La population de la ville de Jijel, notamment celle habitant certaines nouvelles cités, situées à la périphérie est très inquiète du fait d’une montée en puissance ... qui ne dit pas son nom, de la petite délinquance. Une inquiétude caractérisée ces derniers mois par une multiplication des vols et autres agressions contre les personnes et les biens en tous genres. Une insécurité de plus en plus grandissante au niveau de certains coins de la ville qui, avec le temps est devenue pour les passants un véritable traquenard où écument en toute impunité des bandes de voyous organisées. Des quartiers urbains périphériques comme ceux de Ben Achour, Eketé, 40 Ha, El-Hedada, Bourmel, Rabta, El-Akabi, cité Haine, etc. sont des endroits où l’on constate une prolifération des cambriolages d’appartements et des commerces. Et les portes en fer forgé n’ont pas pour autant dissuadé les voleurs. L’absence de sûreté urbaine a facilité la tâche aux délinquants, mineurs pour certains d’entre eux, qui, munis d’armes prohibées font presque main basse sur ces quartiers la nuit tombante. Les personnes habitant ces cités ne cachent pas leur désarroi et leur anxiété devant la recrudescence de ce phénomène, qui faut-il le souligner, reste étranger dans une région réputée pour sa quiétude et son calme. Nos interlocuteurs, dans un souci de sécurisation de la cité, interpellent les services de sécurité afin qu’ils effectuent des opérations coup-de-poing contre ces nouveaux caïds, qui, en état d’ébriété et sous l’effet de stupéfiants, instaurent leur loi. Ce genre d’opérations, si elles viennent à être faites permettront à coup sûr le démantèlement de pas mal de zones de non-droit que fréquentent des jeunes marginalisés. Faute d’insertion professionnelle et en rupture de liens familiaux, les jeunes des cités vivent des conditions de vie précaire, versent pour la plupart dans la petite délinquance et la violence tout court. Les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les familles et les mutations sociales de la société en général doivent impérativement inciter les pouvoirs publics à penser à combattre au mieux les inégalités qui rongent des segments entiers de la population. Le malaise de la nouvelle génération fait en sorte aussi que la drogue est partout. Son mode de diffusion est épidémique : dans les lycées, les lieux publics, les cités... Les jeunes, en difficulté, sans emploi, narguent les flics qui les harcèlent à longueur de journée. F. M.
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