A peine sortie dans les bacs, le tout nouveau Yasmina caracole dans les ventes chez les disquaires. Et le public peut bien goûter le succès de cet album de culte dont le titre résume à lui seul la philosophie prônée par cette chanteuse qui, d’album en album, n’arrête pas d’aller à la conquête de son public, notamment les femmes. Hamlagh-k (je t’aime), est un album où mélancolie, nostalgie, amour et l’insécurité des sentiments se mêlent avec parfois des musiques et une voix entêtante et envoûtante. Les nombreux fans seront fascinés par le mélange de la mélodie, des sons et des mots. Yasmina part donc en quête d’elle. Femme aux multiples visages mais armée d’une même passion. Affectueuse, amoureuse, attentionnée et… militante. Comme autant de promesses de vies… elle s’excuse presque de fasciner. Elle évoque les parents ( tawacult), sa grand-mère pour qui l’album est dédié, elle rend hommage au maquisard de la chanson kabyle ( tajmilit), Ferhat pour ne pas le nommer. Ses textes ont tué toute agressivité. Elle chante avec beaucoup de douceur comme baignée dans un univers de douceur. La tendresse se mue parfois en angoisse, en introspection, en chagrin. Visiblement, les textes et la poésie ont pris possession de ses vies. Des vies par procuration où elle devient parfois le personnage d’une chanson. L’auditeur y découvre une partie autobiographique mais souvent peut se tromper sur qui est Yasmina. Elle dit ce qui la choque, ce qui la touche, ce qui lui fait du bien, ce qui lui fait du mal. Yasmina a su ouvrir la porte de son univers original. Bien plus qu’une révélation, une consécration pour cette artiste qui est bien entrée dans la cour des grands. J-L-H.
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