La JSK et l’USMA, qui ont connu des fortunes diverses en Champions League africaine, auront un nouveau test aujourd’hui à l’occasion du déroulement de leurs matches de retard comptant pour les huitièmes de finale de l’épreuve populaire. Les Canaris, qui se sont sauvés du guêpier constitué par les Zambiens de Zanaco, auront affaire à un ensemble guelmi plutôt en vacances depuis qu’il est assuré du maintien et, d’autre part, qu’il n’a plus aucun espoir de participer à la lutte pour l’accession. Lors de la précédente étape, l’Escadron noir a enfoncé davantage l’IRB Nezla, s’assurant un bon galop avant le rendez-vous de ce jeudi. Une rencontre qui peut, au mieux, constituer pour Ghazi Farid et ses jeunes équipiers un bon test, un baromètre de leur réelle valeur. La JSK constitue, en effet, cette saison du moins, un écueil difficile pour ne pas dire insurmontable. C’est vrai, le coach français des Canaris dit craindre cet adversaire qui sera autant coriace que les Zambiens. Le technicien kabyle veut, c’est clair, éviter la décompression de ses éléments. Mais, que pourra une équipe dont le seul argument à faire valoir cet après-midi à El-Eulma est de tenter un exploit ? La volonté à elle seule et malgré les caprices de Dame Coupe ne doit pas effrayer Yacef et compagnie qui, cette saison, ont appris qu’en football les petits, de gabarit ou de niveau, sont à prendre au sérieux. Les leçons du PAC et celle mal digérée semblent toujours présentes dans les esprits des joueurs de la cité des Genêts. Quelque 90 kilomètres plus loin, en traversant Sétif, l’autre prétendant au trophée, se jouera ce qui était supposé être le must de ces huitièmes à retardement. USM Annaba - USM Alger, en d’autres circonstances, est une affiche à ne pas rater. Jusqu’à ce que, d’abord, les Annabis soient engagés dans une bataille de survie qu’ils semblent perdre au fil des journées et, ensuite, au malheur qui vient de s’abattre sur Soustara, torpillé par des portuaires du Sénégal, peu galants envers leurs vieux hôtes. L’humiliation de trop pour une équipe en voie de disparition. La fin d’un cycle mal récompensé pour une génération de joueurs et de dirigeants, Allik en tête, qui ont tout entrepris pour accrocher une étoile africaine sur leur maillot plus noir que rouge. Enfin, ce n’est pas la fin du monde, comme dirait Haddou, le buteur attitré des Usmistes, qui sera le grand absent, en compagnie de Dziri, et probablement Deghmani, Achiou, Zeghdoud et Belkaïd. Du beau monde difficile à combler par Biskri, désormais sur un siège éjectable. Pas de quoi rassurer les puristes des spectacles au menu garni et coloré. M.B.
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