Régions Centre : LARBAA-NATH-IRATEN/PREMIERE DELIBERATION DE L'APC
Comme une lettre à la poste


Deux semaines après l’installation de la nouvelle assemblée à majorité relative RCD, l’exécutif communal a été mis sur pied, le lundi 26 décembre, avec en prime la désignation des commissions communales, véritables organes de gestion de l’Assemblée populaire communale.
La délibération, la première, ponctuant chaque séance tenante s’est déroulée, en présence des représentants de la société civile et d’autres citoyens, comme une lettre à la poste. L’alliance publique, contractée entre la liste majoritaire du RCD et les deux élus du RND, et la concertation avec les deux autres listes FLN et FFS, ont eu raison sur la sérénité et le “sens de responsabilité” de chacun, quant à l’approbation et à l’adoption à l’unanimité des points inscrits à l’ordre du jour, à l’occasion de cette première rencontre publique, élus-citoyens. Cette alliance de “stabilité et de responsabilité, comme l’a si bien appelée le tout nouveau P/APC de Larbaâ-Nath- Irathen, n’a pas empêché le RCD de rafler la présidence des huit commissions communales en plus de deux postes de vice-présidence (le 1er et le second). Fruit de l’alliance contractée avec le RND, le troisième vice-président de l’APC revient à l’élu de ce parti. Le second élu du RND s’est vu “offrir” le poste de délégué spécial remplissant les fonctions d’officier de l’état civil, en vertu de l’article 23 du code communal. Les élus RND s’en sortent apparemment satisfaits de cette alliance, d’autant que “cette démarche (alliance) s’inscrit dans le sens d’apporter le plus possible en termes de stabilité de gestion et d’assurer la continuité dans le travail et la sérénité d’exécution”, notent-ils pour justifier cette alliance “scellée”. Même constat chez les élus FFS qui sont “décidés à œuvrer pour le bien de la commune”. Tout le monde, alors, semble trouver son compte. Est-ce le message unificateur du nouveau P/APC qui a eu raison sur la “disponibilité” de l’ensemble des élus et à écarter les querelles politiciennes nées au lendemain du scrutin ? Seulement, maintenant, les populations attendent beaucoup d’eux pour surmonter les préoccupations, énormes, vécues au quotidien. La gestion au quotidien de la collectivité, l’environnement et les différents litiges, hérités de l’assemblée sortante seraient les dossiers primordiaux sur lesquels l’exécutif planchera. Au plan interne, le staff municipal veut restaurer un climat de confiance et exploiter au maximum les potentialités humaines de la municipalité. Une nouvelle organisation sera mise en place dans ce cadre. La propreté de la ville, la collecte d’ordures et la question urbaine seront les axes majeurs de “plan d’urgence” qui préoccupent le P/APC et ses adjoints. Une réunion est prévue avec le corps des services de sécurité pour revoir le plan de circulation de la ville. Une ville qui ne supporte plus le flot de circulation et qui s’écroule sous l’effet des stationnements anarchiques. En matière de question des déchets urbains, il est prévu d’étudier un nouveau dispositif de collecte d’ordures ménagères. Le parc roulant étant vétuste et ne répondant plus aux besoins de la commune, l’exécutif compte renouveler toute la flotte et promet d’assurer à tous les enfants le ramassage scolaire à travers les villages. Le secteur du bâtiment, épine dorsale de la nouvelle politique de développement local pour la municipalité, attire les investissements des particuliers. Un programme de 200 logements dans le cadre du LSP, le lancement de 58 logements promotionnels font partie des premiers projets inscrits sur lesquels compte l’APC qui “espère lever toutes les entraves qui freinent l’essor du secteur du bâtiment” dans sa localité. L’affaire des 80 employés contractuels recrutés sur chantiers dont les salaires sont bloquées depuis quatre mois, connaîtra son épilogue d’ici quelques jours. Le P/APC promet de d’ici l’Aïd prochain, de trouver une solution pour payer ces contractuels. Comment ? Le P/APC ne le dit point. “Une solution est en vue”, dit-il sans préciser les mécanismes. Tout comme l’affaire dite des “squatteurs” condamnés par la justice de libérer l’établissement appartenant au ministère de l’Edcuation, suite au séisme de 2003, le P/APC qui a réunis les 13 familles, précise qu’il n’a pas de solution “miracle” en vue mais rassure que “si ces familles répondent aux conditions d’attribution des aides à l’autoconstruction, elles seront privilégiées et prioritaires”.
J. L. Hassani



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/06/article.php?sid=36647&cid=23