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Interrogé sur les raisons du retard dans la livraison du
nouvel aéroport d’Alger, le ministre des Transports a
répondu :
“Je n’écarte aucune piste !”
Je ne suis vraiment pas rassuré ! Et il y a de quoi
les mecs ! A entendre le Président de la République
en tournée d’inspection à Alger pour le deuxième
jour, il ne serait entouré que de bras cassés.
Morceaux choisis à ne pas mettre entre toutes les
oreilles :
— Tu m’as menti !
— Ce n’est pas ce que tu racontes en Conseil des
ministres
— Arrête de me bassiner avec ces promesses.
— Paroles, paroles, encore des paroles…
— C’est du bricolage !
— Vous aviez dit que vous seriez prêts et vous ne
l’êtes pas !
— Ça ne peut plus durer comme ça !
Ekhla Dar Echar ! Aucun ministre n’a trouvé grâce aux yeux du chef de l’Etat.
En soi, c’est déjà inquiétant. Et c’est encore plus inquiétant lorsque vous vous
rappelez qu’ils ont été choisis par la Présidence, triés sur le volet et montrés
au grand public comme la fine fleur de ce qui se faisait comme compétence dans
le pays. Mais alors, si aucun ministre ou presque ne fait l’affaire, s’il s’en
trouve même qui mentent en Conseil des ministres, s’il s’en trouve d’autres qui
avancent des faux chiffres et de fausses prévisions de livraison de projets, que
faut-il faire ? Changer des ministres ? Changer tout le gouvernement ? Imposer
une injection de penthotal à l’entrée du Conseil des ministres. Mesurer les nez
des ministres avant et après la présentation de leurs bilans ? Les faire passer
de gré ou de force dans l’émission de Cauet sur TF1 pour qu’il leur accroche au
doigt la fameuse pince à vérité et à émotion ? Ou tout simplement demander des
comptes à celui qui les a tous choisis. Parce que lui, réellement doit nous
expliquer sa performance : comment a-t-il réussi à composer un gouvernement
presque entièrement composé de loosers ? Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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