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Abdekka l’a promis. C’est au volant d’une Fatia qu’il
inaugurera un jour le nouvel aéroport d’Alger.
Un jour…
J’ai un problème. Pas un très gros problème. Mais un problème, quand même. Si
j’étais en affaires, en relation de travail avec quelqu’un et que cette personne
m’accuse publiquement de mentir, quelle serait ma réaction ? Si j’ai réellement
menti à mon associé, à ma relation de travail ou à mon supérieur hiérarchique,
il me semble normal de reconnaître, d’avouer mon mensonge. Je peux demander
pardon, si la faute n’a pas entraîné un préjudice trop grand. Sinon, je
démissionne, je romps la relation d’affaires ou de travail, n’étant visiblement
plus digne de la confiance qui avait été placée en moi. Par contre, si je suis
convaincu d’avoir été accusé à tort de mensonge, je dois clairement et à haute
et intelligible voix nier avoir menti et demander réparation du préjudice qui
m’a été causé par l’accusation calomnieuse. Celui qui est accusé de mensonge et
qui se tait, regarde le bout de sa belle et rutilante chaussure admet par son
geste de contrition qu’il a effectivement menti, qu’il a maquillé les faits ou
les chiffres. Demain, il ne pourra pas prendre une quelconque opinion à témoin
d’une hogra, d’un abus de pouvoir dont il aurait été victime. La dignité, la
seule que je connaisse, car comme la démocratie, la dignité n’a pas de
variantes, commande de ne pas avaler l’affront et d’implorer en plus qu’on vous
laisse lécher le fond du verre. Si t’as effectivement menti, t’es donc en tort.
Si t’as pas menti, et que tu laisses quelqu’un, quelle que soit cette personne,
te traîner dans la boue, c’est que tu es indigne, tout simplement. Rien, aucune
circonstance, aucun alibi de déférence ou de respect du à un quelconque rang ne
peut justifier que l’honneur soit souillé, que l’on se fasse traiter de menteur
lorsqu’on a dit la vérité. Si tant est que l’on ait dit la vérité, bien sûr ! Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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