Lundi 24 Avril 2006
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
Pousse avec eux
Edition du jour
 
Corruptions
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

Actualités : GREVE DE LA COORDINATION INTERSYNDICALE DE L'EDUCATION
Sit-in devant le siège du ministère ce matin


Même si le mot d’ordre n’a pas été suivi comme la dernière fois, la plupart des lycées ont répondu favorablement à l’appel de la coordination intersyndicale de l’éducation qui regroupe, pour rappel, quatre syndicats, à savoir, le Cnapest, le CLA, le Satef de Tizi-Ouzou et le Sete (UGTA) de Béjaïa. Une balade à travers certains grands lycées de la wilaya d’Alger nous a permis de constater que la majorité des professeurs du secondaire a boycotté les cours.

A la direction d’Alger- Centre, c’est le directeur de l’éducation qui s’est déplacé en personne pour constater de visu la situation sur le terrain. Le service chargé de la communication nous a indiqué qu’un taux de suivi de 6% a été enregistré dans la matinée d’hier. Plusieurs lycées n’ont pas suivi le mouvement à l’image de Zineb-Oum-El-Massakine, le lycée de Beni-Messous et l’établissement secondaire de Zamoum. En somme, la coordination, dont les initiateurs sont poursuivis en justice, a appelé à un important sit-in prévu pour ce matin devant le siège du ministère de l’Education nationale, en affirmant que le mot d’ordre a été largement suivi à travers tout le territoire national. Pour sa part, la Direction de l’éducation de Constantine à indiqué par le biais d’un communiqué transmis à notre rédaction que «la coordination intersyndicale, qui a appelé à un débrayage de deux jours et qui n’a pas concerné les cycles moyen et primaire, a été suivi uniquement par 2,32%. Lors d’un point de presse, qui a précédé ce mouvement, animé par les représentants des syndicats constituant la coordination intersyndicale, il a été décidé de continuer la «lutte» pour défendre la plate-forme que la tutelle refuse de discuter avec la délégation mandatée par la coordination pour le motif que celle-ci n’est pas agréée. Les syndicalistes ont estimé que le département de Benbouzid a tenté, en appelant au dialogue, d’instrumentaliser les rencontres «informelles» avec les syndicalistes pour gagner du temps sans ouvrir le débat sur la plate-forme de revendications. Le représentant du Conseil des lycées d’Alger a précisé que le dialogue engagé par la tutelle n’a été fait que dans le but de faire gagner du temps et qu’elle n’a jamais eu l’intention de satisfaire les doléances des enseignants. «Pour preuve, plusieurs syndicalistes sont sous contrôle judiciaire...». Dans le même contexte, ils estiment que la tripartite qui aura lieu prochainement ne représente pas la famille de l’éducation. Enfin, seul l’Unpef s’est démarquée de la coordination et de l’action de grève de ces deux jours. Il est à rappeler que la plateforme de revendications se résume à l’augmentation des salaires de toutes les catégories de travailleurs de l’éducation, la promulgation du statut particulier dans le cadre du statut de la Fonction publique, la retraite à 100% et la garantie des libertés syndicales et du droit de grève. M. D.

sJIJEL
La grève boycottée

Le débrayage de deux jours auquel avait appelé la coordination intersyndicale des travailleurs de l’éducation n’a pas eu lieu au niveau de la wilaya de Jijel. Contrairement aux précédents mouvements de protestation ayant ébranlé le secteur les mois derniers, et qui ont connu un franc succès, cette fois-ci les cours ont été assurés le plus normalement du monde dans la quasi-totalité des établissements scolaires de la wilaya, hormis de timides tentatives de grève, signalées ici et là, mais sans incidence sur le cours normal des choses. Le ministère de l’Education nationale a su jouer cette fois-ci sur “la division des rangs” et il a “réussi”, reconnaît- on. Des enseignants rencontrés regrettent le fait que la corporation n’ait pas suivi le mot d’ordre alors que les conditions de travail sont plus que précaires, devant l’obstination des pouvoirs publics à engager un dialogue sincère avec les représentants syndicaux du secteur. F. M.

BORDJ-BOU-ARRERIDJ
La guerre des chiffres

 Selon la Direction de l’éducation, la majorité des enseignants, tous paliers confondus, auraient boycotté la grève des 23 et 24 avril. En effet, l’administration académique précise que 400 enseignants seulement auraient répondu favorablement à l’appel du débrayage sur un effectif total de 10 690 professeurs, soit un taux de débrayage de 3,74%. Les responsables du Cnapest en porte-paroles du mouvement à Bordj-Bou-Arréridj en l’absence des représentants de l’Unpef affiliés à l’UGTA après la dernière grève avance un taux de suivi de 70%. Rappelons-le, au cours de la dernière grève, la Direction de l’éducation avait annoncé un taux de suivi de 11% alors que les responsables du l’Unpef avaient eux-mêmes parlé d’un gel presque total de toute activité de la part des professeurs, au point où ils misaient sur un débrayage de 90%. Saâdène Ammara

BOUIRA
Le Cnapest paralyse les lycées

A Bouira, l’appel à la grève de deux jours lancé par l’intersyndicale des travailleurs de l’éducation a encore une fois enregistré un écho favorable auprès des travailleurs des trois paliers. Cependant, si au niveau des deux premiers paliers, la défection de dernière minute de l’Unpef avait quelque peu faussé les données, pour le secondaire, le Cnapest continue à prouver son véritable ancrage au sein des lycées. En effet, d’après les échos que nous avons eus depuis les différentes daïras de la wilaya, ainsi que notre tournée au niveau des lycées du chef-lieu de la wilaya, les établissements secondaires sont dans leur majorité paralysés par la grève des enseignants. Cela même si dans chaque lycée, il existait quelques enseignants qui avaient refusé le mot d’ordre de grève. A ce sujet d’ailleurs, le coordinateur du Cnapest à Bouira, Zoubir Messaoudi, a tenu à dénoncer les pressions exercées par la tutelle sur les enseignants, notamment ceux dont les ponctions influent négativement sur leur maigre salaire, les poussant à céder devant ces pressions. Ainsi, côté chiffres, ce sont, d’après le coordinateur du Cnapest, 29 lycées sur les 32 que compte la wilaya qui ont été paralysés, donnant un taux qui dépasse les 90% de grève. Pour les autres paliers, notre interlocuteur nous dira que la grève a été différemment suivie et ce, malgré l’absence de l’Unpef qui n’a pas adhéré au mot d’ordre. Et pour les chiffres, M. Messaoudi s’est contenté de nous dire que la grève a été suivie à 100% au niveau des daïras de M’chedallah et Haïzer. Pour les autres daïras, la grève est partielle au même titre que le chef-lieu de wilaya où l’on a enregistré un débrayage au niveau de quelques CEM.De son côté, la Direction de l’éducation avance un taux général qui est de 14% pour les trois paliers avec un pic au niveau du secondaire de 40%. Des chiffres que le coordinateur du Cnapest conteste en rappelant la paralysie totale de 29 lycées pour se convaincre du contraire de ce qu’avance la Direction de l’éducation. Y. Y.

 

Largement observée à Béjaïa
Le bras de fer persiste entre la tutelle et l’intersyndicale qui affiche clairement sa détermination à aller jusqu’au bout pour faire valoir ses revendications bravant les multiples mises en garde du département de Benbouzid. “Rien ne nous fera reculer et tant que la tutelle demeurera muette face à nos doléances, nous maintiendrons notre protestation, advienne que pourra !” affirment à l’unisson les responsables syndicaux du Sete de Béjaïa. La consigne de grève générale de deux journées lancée par l’intersyndicale de l’éducation à partir de Tizi-Ouzou, le 7 avril dernier, a reçu un très large écho à Béjaïa. Comme pour les précédents mouvements de protestation initiés à l’issue de cette année scolaire par la coordination des syndicats de l’éducation, l’écrasante majorité des établissements scolaires se trouvant à travers le territoire de la wilaya de Béjaïa était paralysée, hier dimanche, premier jour de débrayage qui devrait se poursuivre encore aujourd’hui lundi pour réitérer l’exigence de satisfaction de la plate-forme de revendications mise en avant par la CIEN qui se résument en “une augmentation des salaires pour toutes les catégories des travailleurs du secteur, la retraite à 100%, le respect du libre-exercice du droit syndical et du droit de grève ainsi que la promulgation d’un nouveau statut particulier dans le cadre du statut général de la Fonction publique”. Le taux de suivi avoisinerait les 80% à travers les différents établissements scolaires de Béjaïa, selon les syndicalistes du Sete alors que la direction de l’éducation évalue la grève à 59,10% tous paliers confondus. Par ailleurs, dans un communiqué rendu public, le Sete de Béjaïa, l’un des fers de lance de la CIEN, a durement dénoncé le retrait de la direction de l’Unpef de l’intersyndicale. Un retrait qui s’inscrit “à la solde du MEN”, affirment les syndicalistes du Sete, qui estiment que “seule la lutte dans l’unité peut arracher les revendications légitimes des travailleurs”. Aussi, tout en réaffirmant ses positions “inébranlables” en faveur de la poursuite de la lutte et son engagement à se battre aux côtés de toutes les forces en lutte, le conseil du Sete de Béjaïa a sévèrement critiqué les déclarations des pouvoirs publics qui “récusent l’augmentation des salaires prétextant des arguments macroéconomiques, à savoir l’inflation, la croissance économique, la productivité et le chômage excluant toute information et débat sur l’évasion fiscale et la répartition juste et équitable des richesses nationales”, lit-on encore dans le document du Sete. A. Kersani

 

BOUMERDES
Forte participation dans le secondaire

Le premier jour de grève dans le secteur éducatif de la wilaya de Boumerdès observée à l’appel de l’intersyndicale a connu un succès avéré dans le secondaire. Selon M. Salhi, le coordinateur local du Cnapest, 24 établissements sur les 28 que compte la wilaya de Boumerdès ont débayé. Pour lui, seuls deux lycées de Khemis-El-Khechna, un autre de Thénia et l’annexe de Hamadi ont fait défection à l’appel pour ce débrayage. Au sein des établissements, le taux de participation varie, selon les informations collectées par le coordinateur du Cnapest auprès des représentants locaux des syndicats, entre 60 et 100%. De visu, nous avions constaté en effet, hier, que les trois lycées de la ville de Boumerdès étaient paralysés. A l’exception des vacataires qui ont rejoint leurs postes à la demande de leurs collègues titulaires, l’ensemble des professeurs des trois lycées de la ville de l’ex- Rocher-Noir ont déserté leurs classes. Concernant le primaire et le moyen, la participation à cette grève varie d’une localité à l’autre et d’un établissement à un autre à l’exemple des deux CEM mitoyens : Chahid-Rahil et Ibn-Khaldoun du quartier des 800 Logements du chef-lieu de la wilaya. Dans le premier, les grévistes nous ont affirmé que seuls 7 enseignants sur un effectif 46 professeurs ont rejoint leurs classes. Par contre, dans le second CEM aucun enseignement n’avait, au premier jour du débrayage, cessé de travailler. Selon M. Doulache, le responsable du Satef dans la wilaya de Boumerdès, sur 65 collèges recensés dans cette wilaya, les enseignants de 60 établissements ont suivi le mot d’ordre de grève. Il évalue le taux global de participation entre 50 et 60%. La même remarque est valable pour le suivi de cette grève dans les écoles primaires de la wilaya. M. Belamri, le représentant de la Direction de l’éducation nationale de cette wilaya, joint par téléphone, estime quant à lui la participation des trois paliers à 12,02% dans la matinée mais réévalue ce chiffre à la hausse (15%) pour l’après-midi du premier jour de l’arrêt de travail. Abachi L.

Très peu suivie à Sétif
Contrairement à la grève du mois de février dernier qui avait connu un vif succès où la majorité des établissements scolaires, tous paliers confondus, ont répondu favorablement au mot d’ordre de la coordination intersyndicale de l’éducation, celle d’hier, a été un véritable fiasco, où seuls quelques établissements secondaires ont été paralysés. Selon M. Osmane, membre du Cnapest, le taux de suivi de la grève en ce premier jour est de 50%. Et c’est toujours la région nord de la wilaya qui a enregistré le plus grand taux. De son côté, la direction de l’éducation de Sétif, a, quant à elle, avancé un taux de 3,25% de grévistes à travers toute la wilaya. Peu d’engagement a été observé dans certains établissements scolaires pour cette grève de deux jours. En effet, les enseignants, surtout ceux du cycle primaire et moyen, ont toujours en mémoire les trois jours de retenues sur salaire décidées par l’administration en réponse à leur grève du mois de février, qui, selon eux, n’a rien apporté de concret. “Pourquoi faire grève, puisqu’on n’obtiendra rien, sauf des journées sans traitement”, affirment la majorité des enseignants de Sétif.
I. S.

Nombre de lectures : 571

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site