La commémoration du double anniversaire, le 5e du Printemps noir et le 26e du Printemps berbère, a été, au niveau de la daïra de Ouacifs à l’opposé de ce qui a toujours prévalu en pareille occasion. Les festivités commémoratives se sont limitées, en effet, au seul village de Tikichourt, dans la commune de Ouacifs, où l’association culturelle locale a concocté un programme aussi riche que varié qui s’est étalé sur quatre jours. Les autres traditionnels acteurs du maigre mouvement associatif local, nous pensons notamment aux associations culturelles d’Agouni-Fourrou, de Tikidount, d’Aït-Boumehdi et d’Aït-Aggad, ont tout simplement brillé par leur absence, ce qui a intrigué plus d’un. Même les établissements scolaires surtout les quatre CEM et le lycée de la daïra qui nous ont habitués par le passé à des menus festifs étoffés se sont joints à cette indifférence, se contentant d’observer l’arrêt des cours jeudi dernier. Nous n’évoquerons pas la Maison des jeunes du chef-lieu de daïra qui semble passer carrément à côté de ses missions en se désintéressant complètement de l’évènement. Un autre point noir pour un établissement qui semble fonctionner en net déphasage avec son environnement. Ceci dit, seul donc Tikichourt a sauvé la face, puisque de lundi à jeudi derniers, l’école primaire du village a été le théâtre de diverses activités culturelles, entre autres, de nombreuses expositions touchant à la bijouterie, la broderie et la couture berbère, l’historique du mouvement de 1980 et celui du Printemps noir à travers la presse écrite et de reportages photographiques, des pièces de théâtre, des récitals poétiques. Ce menu a été clos dans l’après-midi de jeudi par la tenue d’une conférence-débats animée par Brahim Bentaleb, militant de la cause berbère et auteur dans la langue de Mammeri et Arezki About, l’un des artisans et détenus du Printemps berbère de 1980. Pour sa part, la commune d’Aït-Boumehdi a saisi l’opportunité de cette double date historique pour procéder à l’inauguration symbolique d’un foyer des jeunes au village de Timeghras. Œuvre de la direction de la jeunesse et des sports, dans le cadre d’un vaste programme de dix structures du genre à travers la wilaya. Ce foyer de jeunes, finalisé l’année dernière et qui a tout récemment bénéficié d’une assez consistante dotation en divers équipements, entre autres sept micro-ordinateurs avec tables, des jeux de billard, de tennis de table, de scrabble et de baby-foot, un téléviseur avec démodulateur numérique, en sus d’un mobilier diversifié (tables, chaises, tableaux d’affichage et un comptoir), sera géré provisoirement par le comité du village de Timeghras dans l’attente de la redynamisation de l’association culturelle locale, Tamusni en l’occurrence, qui prendra le relais. La commune a affecté, dans le cadre de l’emploi des jeunes, un ingénieur en informatique pour les besoins de l’encadrement tout en assurant le service du gardiennage de la structure qui figurera à coup sûr dans l’agenda du périple dans la région que l’on annonce imminent du tout nouveau wali. Tafat K.
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