Lundi 24 Avril 2006
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Régions Ouest : ORAN
La gastroplastie, une première en Algérie pour lutter contre l’obésité


Outre la multitude des “recettes” d’amaigrissement, il est apparu dans les années 1990, plus précisément en 1993, une méthode qui s’inscrit dans le domaine de la chirurgie gastrique, dite “la gastroplastie”. Il s’agit là d’une technique dite coelloscopie qui consiste en la pause d’un anneau gastrique au niveau de l’estomac.
Cette opération est pratiquée en Occident mais aussi dans des pays arabes : Golfe, Egypte, Tunisie et Maroc, seule l’Algérie ne l’avait pas pratiqué jusqu’à ce jeudi 20 avril 2006. En Algérie, on n’en parle pas beaucoup ou pas encore assez, mais l’obésité est bien présente. Elle ne suscite pas de débat et ce, en l’absence de statistique. Pour sa part, l’OMS en a fait l’une de ses grandes priorités dans le monde, la considérant comme étant un problème de santé publique, la qualifiant d’épidémie du 21 siècle. En Algérie les habitudes culinaires ont beaucoup changé avec la prolifération des fast-food, des pizzerias, des spécialités orientales, ainsi que l’importation des produits alimentaires, notamment riches en sucre. Le manque d’activités sportives aidant constitue des signes qu’à l’avenir le nombre d’obèses sera plus important. Ce jeudi a été une première en Algérie puisque la clinique Nekkach El Ghosli a décidé de pratiquer la fameuse opération dite gastroplastie. Il s’agissait d’une patiente âgée de 49 ans, mesurant 1 m 57 avec un poids de 106 kg. L’opération a eu lieu ce jeudi à 11 heures et a duré environ une heure. Le docteur Amine Cherrak estime que cette opération n’est pas une chirurgie de luxe, il explique qu’au niveau de sa clinique sur les 340 patients qui ont été opérés avec la méthode dite coelioscopie, des pathologies gastriques autres que celle de l’obésité, 3,2% des malades étaient obèses. En ajoutant que les obèses sont souvent atteints de maladies cardiaux vasculaires et sujets à diabète, d’où le coût excessif de leurs soins. L’opération, pratiquée sur cette femme, consiste en une incision des parois abdominales où l’on introduit une caméra au bout d’un tuyau afin d’installer l’anneau gastrique, qui entraînera une restriction de la capacité gastrique. Selon les médecins qui ont pratiqué cette opération, la patiente se porte bien, mais la réussite de l’intervention nécessite de nouvelles habitudes nutritionnelles pour cette dernière. Quant au coût de cette intervention chirurgicale gastrique elle avoisinerait les 100 000 DA, si l’on considère que le prix à lui seul du fameux anneau en plastique est de 1 000 euros. Quant à l’efficacité réelle de ce type d’opération qui est déjà pratiqué ailleurs, l’un des professeurs ayant pratiqué l’opération en question, dira que généralement il n’y a pas de problème de psychologie de tolérance de l’anneau, mais dit-il dans toutes méthodes il y a des échecs, et d’ajouter que l’échec est à peu près de l’ordre de 15% et de conclure qu’il ne s’agit pas là d’une méthode miracle mais que 85% des patients opérés (à l’étranger) ont obtenu d’excellents résultats. L’exemple de cette femme qui a fait le choix de recourir à la mise en place de cet anneau gastrique pourrait bien susciter l’intérêt chez d’autres personnes qui ne supportent pas leur obésité.
Amel B.

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