
Actualités : PSYCHOLOGUES DE LA SANTE PUBLIQUE Concertation autour d’une action de protestation
Le conseil national du Syndicat national des psychologues (Snapsy) se tiendra le 4 mai prochain à Alger. C’est ce que nous avons appris auprès du président de ce syndicat autonome, le Dr. Keddad Khaled. L’ordre du jour de cette rencontre est de «connaître et adopter la conduite à tenir devant le silence du ministère de la Santé». La tenue d’un sit-in au palais du gouvernement ou autres actions sont d’ores et déjà envisagées. «Le silence du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière pousse notre corporation à ce type d’actions car nous ne nous expliquons pas cette attitude discriminatoire», s’est indigné le président du syndicat. Rémunérés à 11 000 DA par mois avec un salaire de base de 9 000 DA, les psychologues de la santé publique réclament la revalorisation de leurs salaires. Regroupés au sein du Snapsy depuis fin 2004, 500 psychologues sur les 640 que compte la santé publique demandent la réhabilitation de leur métier. «Nous sommes le seul corps qui ne perçoit pas les indemnités de qualification et de documentation», a expliqué le président du Snapsy. Ce dernier souligne : «Les textes relatifs à ces indemnités existent mais ne sont pas appliqués. » Les psychologues des ministères de la Solidarité nationale, de la Jeunesse et des Sports et de l’Education nationale toucheraient ces primes depuis 2002, année de la publication des décrets. Aussi, les psychologues du département de Amar Tou demandent à être alignés au même titre que leurs confrères dépendant des autres ministères. «Actuellement, nous n’exigeons pas les indemnités de contagion et d’intéressement mais ce que prévoit déjà la loi», ajoute notre interlocuteur. Et d’enchaîner : «Nous sommes des universitaires avec un bac+4. Nous avons un rôle important dans la prise en charge des patients et nous voulons être traités en tant que tels». Le ministre de la Santé, M. Amar Tou, affirme le président du Snapsy, a pris connaissance des revendications de ce corps. «Le 28 novembre 2005, le ministre de la Santé, qui nous a reçus pendant plus d’une heure, a reconnu la légitimité de nos doléances, notamment la revalorisation des salaires et la révision des régimes indemnitaires», a déclaré Keddad Khaled. «Où sont les promesses de Tou ?» a-t-il clamé. La santé mentale est devenue, surtout avec les évènements de la décennie noire, une préoccupation majeure dans notre société et qui est relayée dans le discours des politiques. Les psychologues demandent à accompagner et à répondre aux besoins des Algériens avec les moyens nécessaires. Dans ce contexte, le président du Snpasy soulève le problème du classement des psychologues «qui n’est pas clair». «Vis-à-vis des autres corporations, nous ne savons pas si nous faisons partie du tronc commun (administration), du corps médical ou paramédical. Il faut clarifier ce point», a-t-il souligné. Deux lettres de doléances ont été envoyées au président de la République, par ce syndicat, pour expliquer la situation de ce corps. Trois autres correspondances ont été envoyées au directeur général de la Fonction publique et deux autres au chef du gouvernement. Et le constat est là : «Aucune réponse !» Meriem Ouyahia
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