
Régions Centre : ALGER/AU 96, RUE DIDOUCHE- MOURAD Il y a danger !
Les habitants de l’immeuble du 96, rue Didouche-Mourad à Alger-centre ne savent plus à quel saint de vouer. Sérieusement endommagé à la suite du séisme du 21 mai 2003, l’immeuble en question n’a jamais été prix en charge dans la cadre du plan de réfection du bâti endommagé par le tremblement de terre. Et pourtant, des documents assortis d’accusés de réception démontrent que toutes les parties concernées ont été saisies par voie de courrier, mais toutes les correspondances sont restées lettre morte. Les habitants du 96, rue Didouche-Mourad ont longtemps été intrigués en voyant les habitations du voisinage prises en charge par le programme de réfection pendant que leur bâtiment était laissé de côté. Parmi les nombreuses requêtes, dans celle destinée au service technique de l’OPGI d’Hussein datée du 21 septembre 2003, il est notamment mentionné le mutisme des administrations mais également l’entretien verbal avec les responsables du service technique de l’APC d’Alger-Centre autour du sujet. Le même écrit cite également la grande stupéfaction des locataires lorsque ces derniers ont appris que le cas de leur immeuble n’a pas été inscrit au programme de la cellule de crise installée à cet effet. Aujourd’hui, le risque de mort est encore plus présent à cause de l’aggravation de la dégradation. En effet, le plancher de la cage d’escalier présente des fissures sur toutes la longueur. Les mûrs porteurs présentent elles aussi des fissures dans plusieurs endroits. En outre, un madrier s’est détaché d’un des murs. Celui-ci est provisoirement maintenu avec un pied droit. Par ailleurs, les marches d’escaliers du 3e jusqu’au 5e étage présentent elles aussi des fissures, de même que l’intérieur des appartements. Inquiets au premier degré, les habitant de l’immeuble vivent avec la hantise de se voir ensevelis sous le plafond de la cage d’escalier qui risque de s’effondrer à tout moment. Mais à ce moment-là il sera assurément trop tard. A. G. amirsoir@yahoo.fr
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