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«Football. Prochaine Coupe d’Afrique. On enverra les
filles.»
C’est plus sûr !
Je ne suis pas militant du MDS. Je ne suis pas militant d’un parti. Je n’en
tire aucune gloriole. C’est juste que j’ai un petit problème de claustrophobie.
Je ne supporte pas de rester enfermé dans une salle de réunion plus de dix
minutes. Mais, en même temps, je me sens proche du MDS. Comme je me sens proche
du RCD et du FFS. C’est grosso modo ma famille politique au sens très large,
celle des démocrates. C’est pour cela que je vis très mal ce qui se passe en ce
moment au MDS. Je lis ici et là «Dissensions au sein du parti de feu Hachemi
Chérif» ou «Risque d’implosion au MDS» ou encore «Conférence de presse parallèle
de l’ancienne direction déchue du MDS». Il m’insupporte au plus haut point de
voir le MDS ainsi ébranlé. C’est un parti démocrate. Et les démocrates sont de
tout temps raillés pour leur peu de représentativité et le côté rachitique de
leurs effectifs. Ceux qui raillent ainsi résument le combat des démocrates par
cette formule lapidaire : «Ils sont deux chats et ils veulent faire la
révolution !» C’est faux de dire que nous sommes deux chats. Nous sommes trois
chats. Et trois chats peuvent-ils, en plus, se payer le luxe de s’entre-déchirer
? Je pose la question. De tous temps, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse
beau, nous étions nombreux à conforter nos points de vue à travers la constance
des positions du MDS. De tous temps, il était bon de savoir à travers le MDS que
tout n’était pas perdu, que tout n’était pas reculade, pantalonnade et
reniements. Le MDS était et est ce roc sur lequel, en dernière instance (eh
ouais !), se briseraient lamentablement les tentatives de récupération
politicienne du régime. Je sais ! Je sais ! J’idéalise. Mais que voulez-vous !
C’est comme ça ! Plus que tout autre parti, j’ai toujours considéré le MDS comme
un parti d’idéalistes. J’ai souvenance de militants du PAGS adultes qui
prenaient le temps de discuter à l’époque avec l’adolescent que j’étais et qui
découvrait l’Algérie à travers les campagnes de volontariat. Ces femmes et ces
hommes qui m’ont initié au combat démocratique ont influé sur le cours de ma
vie. Dans le bon sens. C’est pour toutes ces raisons que je vis comme une
blessure profonde les menaces qui pèsent sur cette école sans bancs que j’ai
occasionnellement fréquentée et que je n’ai jamais vraiment désertée. Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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