Pieds nus, sales, légèrement vêtus, des malades mentaux déambulent à longueur de journée dans les artères de la ville hurlant, lançant des projectiles et objets contondants dans tous les sens, s‘attaquant aux femmes et aux enfants. En l’absence d’une prise en charge réelle, ces derniers, dont le nombre ne cesse d’augmenter, sillonnent les rues en toute liberté et représentent un danger réel pour la population. La ville de Tébessa, zone frontalière et carrefour de toute les transactions commerciales informelles, est devenue l’abri des malades mentaux souvent ramenés des régions limitrophes et lâchés dans la ville. Saâdallah Djamel
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