«C’est officiel, le nouvel entraîneur des Verts, le
Français Jean-Michel Cavalli arrive aujourd’hui à
Alger.»
Et il repart quand ?
J’avoue ne pas avoir lu grand-chose des hommages à Rimiti.
Mais j’espère que dans le lot des rédacteurs de nécrologies et
d’oraisons, il ne s’en trouve pas qui avaient eu la «géniale» idée, un
jour, il n’y a pas si longtemps, de faire subir à la cheïkha l’un de ces
affronts qui font mal, qui rongent de l’intérieur, qui participent sûrement
et avec une efficacité terrible à détruire une personne. Invitées
pratiquement à la même période à animer des galas et des soirées en Algérie,
la libanaise Majda Erroumi et l’Algérienne Rimiti sont arrivées à quelques
heures d’intervalle à l’aéroport international d’Alger. La jeune, fraîche
et jolie libanaise avait eu droit à un accueil quasi officiel, digne d’un
chef d’Etat. Tapis rouge, bouquets de fleurs cueillies au moment où l’avion
de l’artiste se posait sur le tarmac, sourires Colgate sur tout le trajet, de
la reconnaissance bagages jusqu'à l’hôtel. Et même au-delà! Rien à redire
! Sauf, peut-être qu’après, c’est l’avion de Cheïkha Rimiti qui s’est
pointé à Alger. Et là, bizarrement, par un phénomène étrange et toujours
inexpliqué, le tapis rouge avait disparu, les fleurs avec. Constatant qu’elle
était traitée avec très peu d’égards, avec une légèreté déconcertante
et surtout insultante, Rimiti avait repris l’avion. Retour à la "ghorba",
retour là où l’on sait vraiment qui est Rimiti. Ceci pour la petite histoire
d’une grande dame. Je réitère mon souhait exprimé en début de chronique :
j’espère seulement que ceux qui avaient participé de près ou de loin à cet
acte innommable n’ont rien osé écrire aujourd’hui. J’émets à haute
voix le vœu de ne pas tomber sur leur prose, laquelle, fabriquée dans la même
usine à hypocrisie, commence généralement par cette formule : «Saluons en
Rimiti un monument du patrimoine culturel algérien dont nous pouvons sans
conteste nous enorgueillir et nous montrer fiers…» T’fou allikoum ! Je fume
du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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