
Régions Est : ANNABA Le coup de gueule du chef de daïra
L’enquête portant sur la gestion de l’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS ) Errazi de Annaba durant l’année 2004 a été transmise récemment au parquet et devait normalement suivre son cours normal. Une information est venue cependant mettre sous les feux de la rampe le chef de daïra de Annaba qui serait impliqué dans cette affaire ce qui a amené ce dernier à animer un point de presse pour éclairer, déclare-t-il, l’opinion publique et dénoncer la manipulation de l’information par certains qui veulent ainsi nuire à sa réputation. Il apprendra à l’assistance qu’il y a là une volonté délibérée de porter atteinte à sa probité sinon comment expliquer qu’on cite sa fonction en tant que chef de daïra qui n’a aucune relation avec la gestion de l’EHS et non comme président du conseil d’administration de cette structure hospitalière. Revenant sur les irrégularités qui ont été relevées par les enquêteurs, il dira que cela concerne le transfert de dépenses du titre 4 relatif à l’achat des médicaments au titre 8 concernant la rubrique divers. La proposition faite dans ce sens par la direction de l’EHS a été refusé par lui pour la simple raison que le budget est fixé par arrêté interministériel (ministères de la Santé et des Finances) et qu’il ne peut être modifié. Quelque temps plus tard, le président par intérim — lui, n’a pas du tout été cité— a avalisé le transfert et le ministère avait validé l’opération. “Ceci s’est fait alors que j’effectuais une Omra aux Lieux saints de l’Islam. Et je défie quiconque de produire la moindre preuve qui pourrait m’incriminer dans cette affaire !” clame-t-il tout haut. A la question de savoir s’il a été entendu par la police à ce sujet, le chef de daïra répond par la négative, rappelant à l’assistance qu’il n’a rien à avoir dans cette affaire ; le conseil d’administration de l’EHS, dont il est le président, est une instance délibérante, le responsable devant la justice est le gestionnaire ordonnateur qui est, selon la réglementation, le directeur de l’établissement. “Je sais qui est derrière cette intox et on a manipulé la presse dans ce sens pour détourner l’opinion !” martèle-t-il visiblement hors de lui. M. Rahmani
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